CHAPITRE XXXIY
pouvait faire entrer dans la vie ; et ainsi la chair , le monde et la loi , corrélatifs toujours dans les voies de Dieu , se trouvaient dans le trajet du désert , et Moïse y reste. Il pouvait annoncer ( ch . XXXIII ) la grâce comme homme de Dieu et prophète , comme assurant la bénédiction d'Israël ( V. 26-29 ). Fidèle dans toute sa maison, comme serviteur , il reste en deçà du Jourdain , preuve, dans ces circonstances touchantes, qu'il faut une création absolument nouvelle pour jouir des promesses de Dieu selon cette grâce, qui seule, après tout , peut faire faire le trajet même du désert en sûreté, la grâce infaillible de notre Dieu.
Moïse meurt , et enseveli par l'Éternel , ne se prête pas , lorsque son nom les honorerait selon la chair, comme objet d'une vénération charnelle, à un peuple toujours prêt à s'y abandonner, comme ce même peuple s'opposait à lui constamment lorsque sa présence selon Dieu contrariait cette chair ; homme honoré de Dieu, qui n'a guère eu son semblable ( en exceptant toujours celui qui n'en a point), mais qui toutefois était homme, et l'homme n'est que vanité.