CHAPITRE XI 5S
règne de Nimrod fut Babel. Les langues devenaient une bride pour les hommes , un lien de /er autour d'eux.
Avec Sem , Thistoire dé Dieu commence ; Il est l'Étemel , Dieu de Sem : nous avons des dates etdes époques , car, quelque forte que soit la volonté de l'homme, Dieu gouverne, et le monde doit obéir ; Thomme appartient à Dieu. Ici, nous voyons encore depuis quand Fâge des hommes fut abrégé et la terre divisée, car après tout Dieu en dispose. La vie de l'homme perdit encore une moitié de la durée à laquelle elle avait été réduite , après avoir déjà subi une diminution analogue immédiatement après le déluge. Le peuple de Dieu a toujours été le centre de l'histoire connue. Ceci nous amène jusqu'à Abram, et ici encore un nouvel élément de mal était devenu universel, au moins en pratique. Nous voulons parler de Tidolatrie. ( Voir Josné XXIV, 2. )
Nous avons vu la méchanceté et la violence de rhomme, sa rébellion contre Dieu, et l'adresse de Satan pour l'amener là; mais ici un pas immense est fait j une forme effrayante du mal paraît sur la scène. Satan occupe avec puissance l'esprit de l'homme, où il s'empare de l'idée de Dieu, en se plaçant lui-même entre Dieu et l'homme, en sorte que celui-ci adore les démons comme Dieu. L'Écriture ne nous dit pas quand l'idolâtrie commen^a^ mais Je passage indiqué ci-dessus mowVc^ ^^^
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avait souille même la famille de Sem, dans ta branche de cette famille dont TÉcritcire elle-même nous donne la généalogie comme celle de Dieu sur la terre, à Tépoque où nous sommes arrivés. IJi pouvait y avoir des individus pieux, mais le lien qui unissait le monde avec Dfeu était rompu.
Ici donc , nous changeons entièrement de système et d'ordre de pensées. Un principe, qui était, sans doute, en exercice dès le commencement, mais qui ne s'était point encore manifesté comme base d'un ordre de choses sur la terre , est proclamé et se dessine dans l'histoire de la terre.
Abram est appelé, élu, et devient le dépositaire personnel des promesses.
Ici , afin que le grand principe de l'appel et de l'élection soit gardé dans sa pureté, comme acte de Dieu , l'occasion qui y donne lieu , ou le fait auquel nous avons fait allusion, n'est pas mentionné; cependant il est à remarquer que l'histoire de la Bible nous le présente ailleurs ; c'est qu'a cette époque, l'idolâtrie avait pris pied dans la famille de Sem même : « Vos pères, dit Josué (XXIV, 2), Taré , le père d'Abraham et le père de Nacor, demeurèrent autrefois de l'autre côté du fleuye , et ils servirent d'autres dieux. » Or, ces dieux , c'étaient des démons. (1 Cor.X,20y. Ceci nous fait voir que , depuis l'époque où Dieu était inter-
^ Ce passage est iine cilatioû d» Deut. ^m^R, il;
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ytm m jugement ' et en ptiissamcè , les déwôbi a?âient userpé c^tte plaœdans Tesprilde ttiomme, en apparaissant à ses yeux comme les sources 4è rautorité qui se manifestait et (fes bénédictk*» enccMre accorcfées, et comme auteurs des châtimjeûtè infligés. Ces démons se prêtant aux convoitises du cœur corrompu de Thomme, Thomme^ qui Idur attribuait le pouvoir de répondre à «es désirs ou de détourner les choses qu'il craîgniait , ftlt conduit à leur faire Thommage de son adoration , dd sa reconnaissance et de sa frayeur. Ce ne fut plus seulenâent Thomme corrompu et en rébellion contre Dieu , ce fut la religion même qui le corrompait, Fhomme se faisant une religion de sa corniption même. Les démons avaient cîccupé la place (ie Dieu dans son esprit, et usant de Tascendant qHlIs avaient pris sur sa conscience , ils Tendurcirent et la faussèrent , de sorte qu'il (tevint religieusement mauvais, ce qui est la pire dégradation. Quel état ! quelle folie ! Jusques à quand , Seigneur? Mais, si la race s'enfonce ainsi dans les ténèbres, en prenant les démons pout* ses dieux ; si , dans Timpuissance de se maintenir seule, elle ^place la rébellion contre Dieu , par ^l'assujettissement à ce qui est plus élevé qu'elle dans la ''^bellion, et se met sous sa triste dépendance ,
^ Savoir : dans le déluge, fl ne paraît pas que ridolàtrl^ ^ soit introduite auparavant,
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Dieu se lève et nous transporte au-dessus de tout ce mal ; par son appel , Il nous introduit dans ses propres pensées , plus précieuses que le rétablissement de ce qui est tombé. 11 se sépare un peuple et lui donne des espérances en harmonie avec la majesté et Tamour de Celui qui l'appelle; Il le place dans une proximité de Lui où la bénédiction du monde, par Son gouvernement, ne l'aurait ja-
- mais placé ; Il est son Dieu ; Il s'entretient avec lui d'une manière qui est en rapport avec cette
, intimité, et nous entendons parler j pour la première foisy de la foi (XV, 6), basée sur ces entretiens et ces témoignages directs de Dieu.
Depuis le Xlle chapitre donc, se développe un nouvel ordre d'événements , relatifs à l'appel de Dieu, à ses alliances, à ses promesses, à ses conseils , à la manifestation de son peuple , comme peuple particulier sur la terre.
Avant le déluge , c'était l'homme , tel qu'il est dans sa chute , devant Dieu ; après le déluge , Dieu étant intervenu en jugement, c'est le gouvernement du monde et ce qui en advient ; mais les nations une fois formées, s'étant soumises à la puissance du démon, l'appel de Dieu, ses élus et ensuite son peuple, semence du dépositaire des promesses, se présentent à notre vue. C'est pour- S[\xo\ nous voyons ces élus appelés à se séparer a»tièrement de tout ce qui rattachait à leur po-
s//ion naturelle sur la terre, et, eu mfemçi X^^m^^^