CHAPITRE XIX
la frayeur ; il faut pourtant qu'il s*y sauve à la fin , comme en un pis aller.
En général, Abraham a ici le caractère de communion avec Dieu, que donne la foi sans la vue : nmpaSj sans doute, par une habitation du Saint- Bsprit en lui , conformément au privilège de rÉglise (cela était réservé au temps de plus complète bénédiction, où le chef de TÉglise serait glorifié) , mais dans le caractère général de la bénédiction. La semence promise est annoncée comme devant venir, mais elle n'est pas encore introduite dans.le monde (c'est-à-dire, dans une gloire manifestée); cependant Abraham connaît cela et le croit, et en cela , comme nous l'avons vu, Dieu le traite en ami et lui dit , non pas ce qui le concerne luimême, mais ce qui regarde le monde. Avec un ami je parle de tout ce que j'ai sur le cœur, et Don pas seulement de mes affaires avec lui. Puis, quand Abraham a reçu ces communications de la part de Dieu, il intercède auprès de Dieu, comme Hn étranger dans l'endroit de la promesse, encommnnion avec Lui en haut.
Dans le chapitre suivant (XIX) , Lot , à cause de sa relation avec l'homme céleste , dépositaire des conseilsi et de la sagesse de Dieu , et intercesseur , Lot , étant lui-même en bas dans les plaines de ce monde , qu'il avait choisies comme les Juifs l'ont fait aussi , est délivré t^^î \^ \ivv\v saace providentielle; mais il passe cm Va-Veto^v-
lation et fait la perte de tout ce pourquoi il avail refusé la position céleste et recherché la terrç , ignorant qu'il était soit du jugement soit du trésor céleste. Bientôt , livré à Firrésolution de TincçQdulité en présence du jugemept visible, il çhercbjB un refuge dans le lieu où Abraham avait été bé% Qù lui-m,$me avait d'abord eu peur de s'eafuir , et qu'il avait précédemment abandonné pour tes terres bien arrosées de la plaine ; maÂ^ là , dan; une affreuse obscurité, il devient le père des n^ ces qui devaient être me épine contiipMQlle poor le peuple de Dieu. Cette dernière partie estdoqo^e historiquement, uniquement afin qu'Israël connut Torigiae de Moab et d'Animon, et que fût préseuité un principe général applicable à tous les temps. . Ainsi la foi avait la place, et le monde avait été jugé. Il en sera de môme au jour du Fils de l'homme, mais ici l'arrivée de l'héritier n'est pas encore présentée.
Chapitres XX > XXI. Nous trouvons ici le sujjrf de l'héritier et le sentier de la foi sous un autre point de vue. Mais Abraham renie son union avec sa femme ; il est repris du monde qui sait mieux que lui ce que cette union devrait être.Toutefois, Dieu garde les promesses dans sa fidélité, et juge ceux qui ont osé toucher l'épouse de celui à qui les promesses appartiennent. L'héritier de la prolïiasse est né , et l'héritier charnel ou selon h cbâir, ûls daTesclave ou^U\o\, ^%\ ^\x\;\)6\ w#k4
CHAPITitE XXI ttl
r^'eté. MainteDaoit Abraham reprend les puissaDts du monde 9 auprès desquels il avait renié son uoioQ avec sa femme.
Mais ces deux chapitres, demandent de plus amples développements. Comme lors de la descente d'Abraham en Egypte , nous voyons TincréduUté agissant par rapport à cette action spéciale da la foi à laquelle il avait été appelé par grâce , et qui devait se montrer, comme elle le fait toujours, en marchant dans Fintimité de la relation dans laquelle Dieu l'avait placé , relation dont la f^une est l'expression. Ici , Sara est la mère de l'héritier du monde , la femme d'Abraham seloft la promesse , et, pour ce qui regardait Abraham, selon l'espérance de l'Église, comme nous l'avons VD (quoique Israël fût le vase selon la chair). C'est cette position qu'il renie. Sara est de nouveau sa sœur ; c'était plus mauvais -que précédemment , car elle est , pour la foi , la mère de l'héritier du monde. Abimélec avait tort et agis- ^tpour plaire à sa chair , mais sans conscience de ce qu'il faisait. Abraham, devant Dieu, était dans une plus fausse position. Dieu avertit Abi- Daélec, et préserve par sa propre puissance Sara, que le manque de foi d'Abraham avait mise en rapport avec le monde ; Abimélec la renvoie avec ce poignant reproche pour l'ÉgUse, qu'elle aurait au moins dû connaître son unîow SiN^ç, ÇivmX. A tout prendre t cependant , Abra\ia\xi fe\»v\. ^^^
sa GENÈSE
une position de foi et de bénédiction et, comme un des prophètes de Dieu auxquels personne ne i devait nuire , il intercède pour le coupable Abîmélec, car ici tout est grâce.
Maintenant l'héritier est né , Théritier de la promesse. Cela a pour effet que, non- seulement la différence est connue à la foi, mais que rheritier de la servante est chassé et entièrement exclu de Théiltage. De fait , il est conservé conformément à la promesse de Dieu , figure en cela d'Israël sous la loi ; mais, quant à ce qui concerne une part quelconque à l'héritage, il est totalement rejeté. De plus , désormais Abraham ne craint plus devant le prince de ce monde , mais il te reprend , maintenant que l'héritier est venu ; il a le monde aussi bien que la communion céleste, elle monde reconnaît que Dieu est avec lui en toutes choses. Aussi, le Puits du serment où le fils de la servante avait trouvé Teau de la déli- , vrance est le témoin des droits d'Abraham dans le monde et de la confession d'Abimélec, que Dieu est là avec Abraham. Là, selon le serment et selon ses droits ainsi reconnus par le monde , il plante un bois de chênes , c'est-à-dire en figure , il prend possession de la terre , et adore Dieu en l'invoquant sous le nom du Dieu d'éternité, anticipant la pleine révélation de Celui qui, ayant fait des promesses à Israël , n'abandonnera jamais son propos arrêté en faveur àô c^ ççiwç\çi , %V ^^xâôiL