CHAPITRE XXIV
tourner au pays de la nature , hors duquel sa femnae devait être appelée. Il est exclusivement l'homme céleste. Rébecca doit aller à lui. Avec Isaac dans ses pensées, son voyage fut béni. Si elle eût pu Toublier, elle n'eût été qu'une étrangère qui aurait tout quitté pour être sans patrie et sans lot; en un mot, pour rien. Telle est l'Église. Retourner, c'eût été abandonner Isaac.
Remarquez ensuite , dans l'action du Saint- Esprit représenté en Élihézer,rentière confiance en Dieu ; il demande et il est exaucé , mais ce doit être parfaitement selon la parole (ici d'Abraham) : Est-elle de la parenté ? Puis, quand la bénédiction est connue, l'action de grâce vient avant la joie; enfin, il fait voir une entière et exclusive consécration au service qu'il doit accomplir ; il ne veut pas manger jusqu'à ce qu'il ait fait entendre son message ; alors point d'hésitation , il a une œuvre à faire et rien autre. Ah ! s'il en était de même de tous ceux qui sont à Christ ! Élihézer conduit Rébecca à Isaac qui est sorti à sa rencontre , et de là dans la tente où, pour sa consolation, elle remplace Sarah, vase de la promesse, prenant la position de femme de l'héritier ressuscité, meilleure encore que celle de Sarah. La carrière d'Abraham était terminée. Des promesses avaient cédé la place à l'Église appelée par grâce ; mais tout ce qui procédait d^lvii'îw vDe place dans la parole de BV^\x, ^è^\ffiî^^\^^
Isaac est héritier de tout, quoique Ismâël m\ grand et qu'il ait des princes près de lui.
Au chapitre XXV, 19, commence, à certains égards, une nouvelle scène. De la femme stérile, car tout doit être grâce et puissance divine, naissent deux enfants, dans lesquels est manifestée Télection, non-seulement dans la grâce qui appelle, mais dans la souveraineté et en contraste avec les œuvres. En Jacob, il n'y avait rien de naturellement attrayant ; mais Ësaii méprisa le don de Dieu. Son jugement provenait de lui-même ; il était profane , quoique Dieu, dans ses conseils secrets, eût destiné la bénédiction à Jacob. Ésau ne voyait rien au-delà des avantages terrestres du don même ; il ne se souciait pas du Donateur ni des relations avec Lui. En tout ceci, nous trouvons simplement l'histoire des deux fils dans leurs caractères respectifs ;*les voies de Dieu envers eux viendront plus tard.
Seulement alors commence l'histoire d'Isaac. Il est ici l'héritier désigné du monde ; mais comme tel, il doit avoir la portion d'Israël sur la. terre. Le chapitre XXIV nous donne en figure l'histoire secrète de l'Église en connexion avec l'héritier ressuscité.