CHAPITRE XXIX 9S
Réveillé de son sommeil , Jacob ^e consacre à Jéhovah comme a son Dieu ; car Jéhovah se tenait au haut de réchelle, et ainsi II devient prophétiquement le Dieu d'Israël rétabli , avec lequel , quoique loin du ciel, était l'habitation de Dieu ' sur la terre en relation avec le ciel. C'était un vœu légal bien que juste et en tout prophétique. Jacob est maintenant un étranger, et, à beaucoup d'égards , il représente Christ affligé dans Faffliction de son peuple.
Je suis convaincu , comme je Tai déjà dit , que dans les deux femmes , les Gentils et Israël nous • sont présentés. Rachel , la première aimée sur la terre mais non possédée , et Léa , la mère féconde d'enfants nombreux. Rachel eut aussi plus tard des enfants sur"* la terre. Rachel, représentant les Juifs , est la mère de Joseph , et plus tard de Benjamin., c'est-à-dire d'un Christ souffrant glorifié parmi les Gentils , tout en étant rejeté par Israël , et d'un Christ régnant , fils de la douleur de sa mère , mais de la main droite de son père !
L'histoire de Jacob est le triste narré de tromperies et de torts qui lui sont faits. Mais Dieu, selon sa promesse , le garde constamment. Quelle différence avec celles d'Élihézer et d'Abraham , où l'on voit la puissance et le caractère du Saint- Esprit. Ici la Providence garde, mais c'est l'histoire de Jacob.
Lors dit retour de Jacob , les atxûè^^ ^<^ \>^SiW
viennent à sa rencontre. Il reçoit une nouvelle et merveilleuse preuve des soins puissants et miséricordieux du Seigneur, qui aurait dû lui rappeler Béthel ; mais cela ne lui ôte pas sa frayeur. II a de nouveau recours aux moyens de l'incrédulité, envoie en avant ses enfants , ses femmes et tout ce qu'il avait , mais la force n'était pas en cela. Dieu , pour ne pas le laisser entre les mains d'Ésaii , le prend lui-môme dans sa main. Il lutte avec Jacob, et, soutenant sa foi daûs la lutte, lui donne (après lui avoir fait sentir sa faiblesse, et cela pour toute sa vie ), dans la faiblesse; la place et la part du vainqueur. Il est prince avec Dieu, et prévaut auprès de Dieu et des hommes.
C'est une merveilleuse scène : les voiesde Dieu avec une âme qui ne marche pas avec lui. Toutefois , ceci n'est pas l'entretien calme d'Abraham avec TÉternel , où Abraham intercède pour' les autres, au lieu de lutter pour lui-même. Aussi Dieu ne révèle-t-il pas son nom à Jacob , ainsi qu'il l'avait fait à Abraham. Puis Jacob se sert toujours de voies détournées , car il n'allait pas à Séhir, comme il le dit ; mais il est délivré d'Ésaiî comme de Laban , et enfin il s'établit à Sichem , achetant des terres, là où il aurait dû rester étranger. Dieu le retire de cette situation. Il n'est ^ pas encore revenu au point où Dieu lui avait fait les promesses et aâsuré les bénédictions, c'est-à-cUre à Béthel. Iciy toutefois , il a pubàlvc \xw wA^V ^\i ^e
CHÀPITHE XXXY 65
'^1 servant du nom qui rehaussait sa propre position. ^4 En ceci il se prévalait de la bénédiction qui lui '''^' avait été accordée : acte de foi , il est vrai , mais qui s'arrêtait à la bénédiction elle-même, sans remonter jusqu'au bienfaiteur. C'est ce qu'il ne * pouvait guère faire encore. Dieu agissait en sa faveur, et dans un sens il pensait à Dieu , mais ce n'était pas proprement la communion. N'en est-il pas de mênve de nous ?
Toutefois Dieu le conduit en avant , et lui dit de monter à l'endroit A' où il était parti , et de bâtir son autel au lieu même où il avait fait alliance avec Dieu , le Dieu fidèle qui l'avait accompagné tout le long du chemin dans lequel il avait . marché. Mais ici, quelle découverte! Maintenant il doit rencontrer Dieu , et non plus simplement être l'objet de ses soins , sans connaître son nom, . sans révélation complète de Lui-même, ce qui est tout autre chose que d'être simplement guidé de Lui. Alors , il se souvient qu'il y a de faux dieux dans sa famille ; c'est une chose qu'il savait, mais il n'y fait attention que lorsqu'il marche à la rencontre de Dieu. La rencontre de Dieu lui-même , non en lutte cachée et mystérieuse , mais comme face à face , met tout le mal à-découvert. Jacob se purifie et monte à Béthel.
Là , Dieu se révèle ouvertement à lui eu ^râ^o, ^ eD ]vi déclarant son nom comme a AbtaXvœv , tii M donne de nouveau le nom d'Israël, cotmûô'^*^ oe l'avait pas encore reçu."
G6 eeNËSE
Racfael donne naissance à celui qui , enfant d^ douleur pour sa mère , est le fils de la droite Aè Sun père, type remarquable de Jésus ^ le Seigneur. Il est temps maintenant que la promesse se réalise : c'est ce qui nous est présenté en, figure , en Benjamin , en puissance , dans sa personne. La précédente position dlsraël , représentée par Rachel , disparaît ; maiç son souvenir est conservé dans le pays.
Le monde apostat s'établit en puissance, tandis que les héritiers de la promesse sont encore de pauvres pèlerins sur la terre. Ce dernier fait est Tobjet d'une révélation spéciale.
. Ce qui suit , depuis le chapitre XXXVI , est l'histoire de Joseph. Cette histoire est si intéressante , que les enfants eux-mêmes y prêtent toujours une oreille attentive , bien qu'ils n'y aperçoivent pas toutes les beautés qu'elle renfermé pour le croyant, qui y reconnaît la figure de Jésus ; tant il est vrai qu'il y a une' beauté intrinsèque (pour le cœur qui n'est pas encore endurci ) dans tout ce qui révèle le Seigneur.
Joseph est, dans les conseils de Dieu , héritier de la gloire et chef de toute sa famille , comme cela lui avait été révélé dans des songes ( mais la foi seule pouvait le comprendre). Ceci excite la jalousie de ses frères, d'autant plus qu'il est le bien-aimé à6 son père. Les premiers le vendent dûx GeotUs y et Je font passer ço\ff motv. ^ ^w \\^\si