‹ Études sur la paroleChapitre 26 sur 126 · CHAPITRE XLVI 6Ô · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVI 6Ô

Joda est surtout mis en scène relativement à Benjamin ; c'est lorsque Jùda prend à cœur l'affliction d'Israël au sujet de Benjamin et de la perte présumée de Joseph , et se soumet lui-même à la peine , que Joseph , dans sa gloire , leur est révélé comme leur frère : c'est une touchante scène ; la grâce parfaite de Joseph , à la fin , est une admirable représentation de la révélation que Christ fera de lui-même. ( XLV, 4, 8 et ss. )

On est heureux de remarquer que , lorsque Jacob est présenté à Pharaon , bien qu'il reconnaisse que sa vie a été triste auprès de celle de ^es pères , il se sent néanmoins en état , lui , ÎDerger méprisé, de bénir le monarque de tout le X)ays. Or, « sans contredit, celui qui bénit est plus grand que celui qui est béni. » Le plus petit et le ^)lus chancelant dès enfants de Dieu a la conscience ^e sa supériorité , en présence des gens les plus élevés de ce monde.

La descente en Egypte était selon Dieu : ainsi Israël est considéré ici comme y séjournant durant le temps voulu de Dieu , même alors qu'il est opprimé ; non pas comme chassé et vagabond par . suite de sa désobéissance, quoique les deux choses seront vraies quand le dernier temps de son oppression arrivera, et même le sont déjà. Dieu, remarquez-le bien, apparaît à Jacob comme . le Dieu d'Isaac, son père, et nou wmTûfcA^^SSffi^ d'Abraham. Sa bénédiction étavl ^\35ùQt^'3«ssfefe "^

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un Christ res^oscité. Ce qui d^nâ (te 1» pFqm$|S9^ Israël Ta perdu en rejetant Christ; mais Dîq» peut lui apparaître en pure grâce , en conneâoa avec un Sauveur ressuscité , et c'est ce que iious voyons ici en figure. C'est pourquoi Israël est béni malgré tout , et quoique longtemps opprimé et étranger.

La scène change dès que Jacob est en ra{q;>0]1 avec Joseph. C'est la relation, dans le monde, avec un Christ glorifié qui lui est révélé. Il a le meilleur du pays , qui est réglé d'après les ordonnances de Joseph et amené à une soumission universelle, comme appartenant à Pharaon, que Joseph représentait, et dont il exerçait l'autorité en sa présence. Béer-Sébah, la frontière d'Israël (dès qu'il l'eut passée , Jacob était étranger hors de la terre de la promesse), est l'endroit où se passe cette révélation de Dieu.

On n'a pas manqué de voir, dans l'histoire de Joseph , un des types les plus remarquables du Seigneur Jésus. Ce caractère typique se rapporte même à bien des détails des voies de Dieu , concernant les Juifs et les Gentils.

Ainsi, au chapitre XL VIII, à côté du caractère prophétique important dans l'histoire d'Israël, voyons-nous Joseph héritier (la double portion assignée, parmi les Juifs, à l'aîné, héritier du père, lui étant donnée) [Voir I Chron., V, 1-2.]; et nonsealemeat héritier f mais IxérvUet euÇ*^^\i^\^ïv-

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tieir de lacob , là où Râchel était morte , c'est4i-dire fteù Israël, comme le Juif bien-aimé de Dieu, ayait manqué et disparu. Ici encore tout est ordonné non selon la nature , mais selon le propos et les eeoseils de Dieu : Joseph, dans ses enfants , possède en héritage la portion arrachée par force de la main de l'ennemi ; car, depuis son rejet, Joseph ligure toujours un Christ glorieux et , comme tel , entier du monde.

Ensuite, nous trouvons le sort des enfants de

Jacob , et deux faits : l'enterrement de Jacob et le

eommandement relatif aux os de Joseph , donnés

comme gages certains que la terre de la promesse

rerrale retour d'Israël, laissé en Egypte selon ce

qui avait été dit à Abraham , et , en apparence ,

oublié, tandis que la patience de Dieu supportait

encore l'iniquité des Amorrhéens. Or , Dieu ne

frappe que lorsqu'il n'y a plus moyen de supporter

le pécheur.

Il me semble que la différence entre la prophétie de Jacob et celle de Moïse , relatives aux douze tribus, est celle-ci . La première a pour objet, en premier lieu, la responsabilité des chefs de ces tribus, tels que Ruben, Siméon, Lévi; et, en second lieu, les conseils de Dieu, qui mettent au premier rang Juda, type du Seigneur dans la royauté, et Joseph, type du Christ Nazaréen , séparé de ses frères et, plus tard, élevé dans la gloire. Les awte<i%Ç\i& ^^ îaùob, si For en excepta ce qui coiwett^ ^^\v\^stts^

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qui ravage avec puissance y présentent quelques caractères généraux de la position et de la conduite des tribus d'Israël. Dan préfigure sa méchanceté et même son caractère de traître.

La prophétie de Moïse, à la fin du Deutéronome, prononcée au moment où Israël quitte le désert , donne plutôt son histoire considérée sous le rapport de son entrée dans le pays de Canaan. La sacrificature et le peuple y sont les deux points en saillie ; toutefois , la puissance et une bénédiction spéciale sont accordées à Juda dans cette dernière prophétie. Remarquez la beauté de la grâce qui se trouve en Joseph. (XLV, 7-8; L, 17, 19, 20.)

Mais j'ajoute quelques détails sur cette bénédiction prophétique.

Nous pouvons remarquer , dans les tribus , la responsabilité et la chute d'Israël en tant que premier-né selon la nature. Ruben représente Israël envisagé sous ce caractère. Siméon et Lévi, qui viennent ensuite et qui veulent maintenir leur droit par la force de la nature, ne valent pas mieux. Ensuite vient le décret de Dieu relativement au Roi et à la Tribu royale, jusqu'à la venue du Christ, auquel appartiendra le rassemblement des peuples. Joseph, représentant personnel de Jésus, séparé de ses frères, glorieux et béni comme héritier de toutes les ressources de Dieu. Avant cela. Dan, guoique reconnu comme une tribu qui juge , et ainsi Israël en lui, signale ço\it\aca\ ^\\ft ^^'sXa&Sa

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