‹ Études sur la paroleChapitre 29 sur 126 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

pas par des secours et des soulagements que sa position l'aurait mis à même de procurer à ce peuple ; elle fait mieux , elle l'engage à s'identifier avec lui , par le motif que c'est le peuple de Dieu. La foi s'attache à Dieu et au lien établi entre Lui et son peuple , et elle veut y avoir sa part. Elle ne songe pas à patronner d'en haut , comme si le monde avait quelque autorité sur le peuple de Dieu , ou s'il était capable de lui être en bénédiction ; mais elle reconnaît toute la force du lien qui l'unit à Dieu. Elle sent , et c'est là ce qui lui appartient en propre , que Dieu aime son peuple , et par affection elle veut partager la position de ce peuple qui est précieux à Dieu sur la terre. Cest ce que Christ a fait. La foi des fidèles consiste à le suivre dans sa carrière de charité , quelle que soit d'ailleurs la distance à laquelle elle marche.

Que de raisons aurait eues Moïse pour rester où la Providence l'avait placé , et même sous prétexte de servir plus utilement les enfants d'Israël ; mais c'eût été s'appuyer sur la puissance de Pharaon, au lieu de reconnaître le lien qui unissait Dieu à son peuple. Il en serait résulté pour celuici un soulagement accordé par le monde , mais non une délivrance accomplie par l'amour et la puissance de Dieu. Moïse eût été épargné , mais déshonoré; Pharaon, flatté et son aulonlfe ?>qx Vk peuple de DiearecoDnuOy et Israël seta\\. âL^^ktûaNiîx^

8â EXODE

dans la captivité', s'appuyant sur Pharaon , au lieu de reconnaître Dieu dans les relations glorieuses attachées à son adoption comme peuple. En outre, Dieu lui-même n'aurait pas été glorifié. C'est là ce qui aurait eu lieu, y si Moïse fût resté dans sa. position. Le raisonnement humain et les considérations puisées dans les voies de la Providence, s'unissaient pour lui donner ce conseil. La foi la lui fit quitter.

Moïse s'identifie donc avec le peuple de Dieu. Les premiers actes par lesquels il se rapproche de son peuple, sont empreints peut-être d'une certaine activité naturelle , et de la conscience d'une force qui n'était pas purement d'en haut ; toutefois, c'est ce premier dévouement qui est , considéré par le Saint-Esprit , comme un beau et acceptable fruit de la foi. ( Héb. XI , 24, 26.)

Mais il fallait que son activité fût plus entièrement soumise à Dieu , et qu'elle n'eût d'autre point de départ que Dieu lui-même et l'obéissance à sa volonté expresse. C'est dans ce sens que procède souvent le Seigneur. Le fruit de la fidélité se manifeste , mais Dieu nous met momentanément de côté, pour nous enseigner à faire dépendre notre service directement et entièrement de Lui.

L'histoire de Jésus nous présente quelque

chose d'analogue , par rapport au temps d'inac-

ù'on qui s'est écoulé depms sa çtevxÂfet^ a^^ari-

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