‹ Études sur la paroleChapitre 30 sur 126 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

in tioo dans le Temple, jusqu'à son miaistère public, eî sauf qu'il n'y a eu pour lui ni mécompte ni mét prise, et dès- lors nulle direction providentielle t extérieure qui eût pour but de le ramener. Car la sâ perfection du mouvement intérieur dont. U était animé, lui donnait constamment conscience de qui il était le Fils ,^ et en même temps le soumetfait à la volonté de son Père dans les circonstances où il était moralement placé.

Moïse, craintif encore dans sa fidélité , redoutant, d'un coté , la puissance qui, à son insu peutêtre , lui prétait une certaine habitude d'énergie ( car on craint ce dont on tire sa force), et, de l'autre, repoussé par l'incrédulité de ceux vers lesquels le portaient son amour et sa fidélité (« car ils ne le comprirent pas»), s'enfuit dans le désert, type du Seigneur Jésus rejeté du peuple qu'il aimait. Ce type diffère de celui de Joseph. Joseph, en sortant de la prison où il a été comme mis à mort , prend la position de Jésus élevé à la droite du trône suprême parmi les Gentils , et à la fin il reçoit ses frères , dont il avait été séparé. Ses enfants lui sont un témoignage de la bénédiction qui lui a été accordée pendant cette séparation. Il les appelle Manassé , « parce que , dit-il , » Dieu m'a fait oublier tous mes travaux et toute » la maison de mon père ; » et Éphraim , « parce » que Dieu m'a fait fructifier au pays de moa » BBiictioû. »Mâis Moïse représeiAe CJcimX. ^^^^^

de ses frères ; et quoique Séphora puisse être considérée comme un type de FÉglise , aussi bien que la femme de Joseph , en tant qu'épouse du libérateur rejeté pendant la séparation de celuici d'avec Israël , toujours est-il que le cœur et les sentiments de Moïse , s'exprimant dans les noms qu'il donne à ses enfants , sont entièrement dominés par la pensée qu'il est éloigné d'Israël. Ses liens, son repos , sa patrie, sont avec ce peuple; il est étranger partout ailleurs. Moïse est le type de Jésus , considéré comme libérateur d'Israël. Il appelle son fils Guersom, c'est-à-dire étranger, « car, dit-il, j'ai séjourné dans un pays étranger. » Jéthro nous représente les Gentils , parmi lesquels Christ s'est réfugié avec sa gloire lorsque les Juifs l'ont rejeté.

Mais , enfin , Dieu porte ses regards sur Israël, et 11 veut qu'il y ait en Moïse, non-seulement la foi qui s'identifie avec son peuple , mais encore la puissance qui le délivre. Celui qui avait été rejeté comme Prince et Juge, doit paraître au milieu d'Israël et du monde , comme Prince et Libérateur. Etienne cite ces deux exemples au Sanhédrin qui a rejeté le Christ , pour convaincre la conscience de ses juges d'un péché semblable , mais plus grand encore que celui commis à l'occasion de Joseph et de Moïse.

Dieu qui , en apparence , avait abandonné Moïse à h puissance de ses euueims ^ saas recon-

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