‹ Études sur la paroleChapitre 34 sur 126 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

(i| U convient que le peuple soit entièrement détaché ift de ces Gentils devenus son tourment.

Moïse fait les signes ; les magiciens les imitent parla puissance de Satan, pour endurcir le cœur de Pharaon; mais, lorsqu'il s'agit de créer seulement des poux , ils sont forcés de reconnaître la maiD de Dieu.

Enfin, Dieu exécute ses jugements, et II prend les premiers-nés, comme représentants de tout le peuple.

Dans les délivrances dont Israël est Fobjet , il y a deux phases, dans Tune desquelles Dieu paraît comme juge , tandis que dans l'autre il se manifeste comme libérateur.

Durant la première, Israël, qui n'est point sorti d'Egypte , est protégé par le sang expiatoire du rachat, qui barre à Dieu le chemin de la vengeance comme juge. Ce sang arrête infailliblement le bras du juge , et Dieu n'entre pas dans les demeures de son peuple : c'est là la valeur de ce

SâOg*

Le peuple , les reins ceints , ayant mangé à la bâte l'agneau avec les herbes amères de la repentance, commence son voyage. Il est encore en Egypte, mais actuellement Dieu peut être et est effectivement avec lui.

Ici il est bon de distinguer le jugement des premiers-nés et celui du passage de la mer Rou^e. En fsàt de châtiment^ l'un est les i^\&m\%^^^ ^^

Tautre. Le premier aurait dû détourner Pharaoe de sa poursuite téméraire. Mais, envisagé au poinl de vue du. sang qui a gardé le peuple du juste jugement de Dieu , il signifie quelque chose de plus profond et de plus sérieux que le passage de la mer Rouge. Ce qui est arrivé lors de celui-ci est , il est vrai , la manifestation éclatante de la puissance de Dieu , qui du souffle de sa -bouche détruisait Fennemi qui s'élevait en rébellion contre Lui. C'était un jugement final qui avait pour caractère d'anéantir les ennemis de Dieu, en délivrant son peuple.

Mais le sang de la Pâque impliquait le jugement moral de Dieu, et la satisfaction pleine et entière de tout ce qu'il est dans son Être. Dieu tel qu'il est dans sa justice , dans sa sainteté , dans sa vérité, ne pouvait pas moralement toucher à ceux qui étaient abrités par ce sang. Son amour envers son peuple avait trouvé ce moyen de satisfaction aux exigences de sa justice contre le péché , et à la vue de ce sang qui répondait à toutes les perfections de son Être, Il avait passé par-dessus les enfants d'Israël, selon sa justice et sa vérité même." Toutefois , Dieu y apparaît comme juge. C'est ce qui fait qu'aussi longtemps que l'àme s'arrête à contempler exclusivement Jésus comme la victime expiatoire offerte a la justice de Dieu , elle ne jouit que d'une paix incertaine. On chemine en Egypte, tout en èU\AN\^\m^\Ac,Q>werti;

eHAPITRE XIV 95

sarDieu est toujours juge et la puissance de Teniiemi toujours présente.

k la mer Rouge, Dieu agit en puissance, selon

les desseins de son amour. Christ dans sa mort

fl^étant placé au plus profond de notre misère , la

puissance de Satan et la colère de Dieu y ont

Mates deux déployé leur force; Dieu lui-même est

intervenu dans la résurrection pour placer Christ

et nous en Christ irrépréhensibles devant sa face

^ amour. Par conséquent Tennemi, qui pressait

' son peuple de près , est détruit sans ressource.

Cest ce qui arrivera au dernier jour pour Israël,

fléjà abrité de fait par le sang, aux yeux de Dieu.

Quant au sens moral du type de la mer Rouge,

il a évidemment pour objet la mort et la résur-

ftction de Jésus, et de son peuple en lui. Dieu

y agit pour faire sortir ce dernier de la mort où 11

f avait amené en Christ , et le mettre à Tabri de

toute atteinte de Tennemi.

Par la foi , nous participons dès maintenant à cette délivrance. Le sang nous met à Tabri du jugement de Dieu. Sa puissance, qui agit en notre faveur en nous faisant ressusciter avec Christ , et nous place ainsi en grâce auprès de Dieu luimême , nous affranchit de la puissance de Satan ,prince de ce monde *.

i L'ordre des faits qui se rattachent à la sortie d'Egypte dn peuple juif, met en évidence ces deux grandes vérités : la première, que le sang de Christ garanXU 4\x yv^m«sA. ^^

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Le monde, qui veut suivre ce chemin, est englouti. Au sortir de la mer Rouge nous entrons dans le désert *. Au chapitre XV on chante le cantique de triomphe.. Dieu les a conduits par sa force à la demeure de sa sainteté. Remarquez que ceci est dit avant qu'Israël ait fait un seul pas dans le chemin du désert ; mais il est affranchi at entre les mains du Dieu libérateur. Il les conduira à la demeure qu'il a établie, que ses mains ont préparée pour eux. Leurs ennemis ne sauraient s'y opposer; le désir de dresser un tabernacle^ TÉternel se trouve exprimé dans ce beau cantique. Mais ce qui est célébré surtout, c'est la délivrance opérée par la puissance de Dieu et l'espérance d'entrer dans le sanctuaire que ses mains ont établi. One joie pleine et entière accompagne donc la délivrance. Cette joie , qui prend sa source dans la conscience d'une délivrance complète par la puissance de Dieu, saisit toute l'étendue de ses inten-

Dieu , c^est le commencement de notre délivrance morale ; la seconde, que la puissance qui nous a ressuscites avec Christ, nous affranchit de la puissance de Satan, et nous met à l'abri des attaques qu'il dirige contre notre paix, en nous poursuivant , même après notre conversion, jusqu'à ce que nous ayons passé la mer îlouge.

^ Gomme type historique des voies futures de Dieu envers Israël, la mer Rouge termine la suite des événements qui se rapportent à sa délivrance. Gomme type moral , elle représente le commencement du chemin chrétien proprement dit, c'est-à-dire le chemin de Tâme affranchie.

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