CHAPITRE XT
tions en faveur de ses rachetés, et voit disparaître les difficultés du chemin devant la face de Celui ipi a délivré.
L'âme , encore en relation avec TÉgypte , est incertaine et dans la crainte. Le désert peut avoir P^ ses amertumes et ses épreuves ; mais là nous sommes libres et avec Dieu ; conduits à la demeore de sa sainteté par la Rédemption et par la main libératrice de notre Dieu.
Plus tard, ces difficultés se présentent; le peuple îoyage trois jours sans eau : triste effet , en apparence, de la délivrance dont il a été Tobjet. Puis, feau qu'il rencontre est amère. Si la mort Ta délivré delà puissance de Tennemi, il faut qu'il fasse moralement Texpérience de la mort elle-même; expérience amère pour Fâme , il est vrai , mais qui, par sa grâce, devient rafraîchissement et vie. Car, en toutes ces choses , est la vie de l'esprit. ( Esdie XXXVIII ,16.) C'est la mort et la résurrection en pratique, à la suite de la délivrance.
Après cela, nous avons les douze puits et les soixante et dix palmiers : figures , il me semble ,. de ces sources vivantes et de cet ombrage qui nous ont été fournis par les instruments choisis de Dieu pour la consolation de son peuple.
Là, nous avons le principe de la responsabilité du peuple et de son obéissance, comme condition de son bien-être sous le gouvernement de Dieu.
Cependant, Dieu ne cesse point d'agir en grâce en- Ters lui.
Le sabbat , repos du peuple , est établi en rapport avec Christ , vrai pain de vie , qui donne le repos.
Puis vient TEsprit , les eaux vivantes qui sortent du rocher. Mais la présence du Saint-Esprit amène les combats et non le repos. Christ se place spirituellement à la tête du peuple , typifié par Josué, dont il est fait mention pour la première fois. Mais , bien que le peuple , en combattant le bon combat de Dieu , puisse compter sur la victoire , nous voyons que celle-ci dépend entièrement et à chaque instant de la bénédiction divine. Moïse , sur la montagne , sa verge à la main, nous représente Dieu exerçant son autorité d'en ^ haut ; et s'il cesse de tenir ses mains étendues , le peuple est battu par ses ennemis.
Cependant Aaron , sacrificateur, et Hur (pureté) maintiennent la bénédiction , et Israël a l'avantage. Cela n'est j)oint dû à la sincérité et aux vaillants efforts des Hébreux , ni à cette circonstance qu'ils combattent le combat de Dieu ; le succès tout entier provient de la bénédiction de l'Éternel, comme étant sa cause cachée , et il leur est donné d'en haut.
L'esprit humain Serait tenté de dire que si Dieu ..faisait la guerre et arborait un drapeau, il en aurait bientôt fini. Toutefois , \l w'^w ^§»t ^joiat