CHAPITRE XVII
ainsi, parce qu'il se place au milieu de son peuple. De siècle en siècle , Il fera la guerre à Hamalec ; car si , d une part , c'est la guerre de Dieu , de l'autre, c'est celle de son peuple.
Jusqu'à présent tout s'est accompli en grâce. Les murmuras du peuple n'ont fait que manifester les richesses de la grâce de Dieu , qui a fait voir ' sa gloire, en donnant à Israël tout ce qu'il pouvait I désirer- , • .
! La grâce se présente ici d'une manière d'auf tant plus frappante , que plus tard , sous la Loi , ! les mêmes désirs ont amené des châtiments trèssévères.
Enfin , après ce règne de grâce , vient au
chap. XVII ce qui préfigure le millenium , où le
roi en Jesçurun juge en justice, et établit l'ordre
[ et le gouvernement. Les Gentils mangent et offrent
; des sacrifices av6c Israël , et reconnaissent que le
I Dieu des Juifs est élevé au-dessus de tous les
dieux. Tout ceci est l'effet de la grâce et de la
puissance de Dieu.
Pendant le temps de la délivrance d'Israël , la femme de Moïse avait été absente; maintenant elle se retrouve en scène, et nous avons non-seulement Guersom, voyageitf dans un pays étranger, mais en outre un second fils, Elihézer, «car, dit Moïse , le Dieu de mon père m'a été en aide et m'a délivré de l'épée de Pharaon. » L'açç\\Ç;^\\wv ^<^ ces faits à la délivrance future à'\stafe\^ ^'sXVt^^
évidente pour exiger de longues explications Après ces événements, qui représeûtent lei grands traits de la grâce , la scène change entiëcBf ment. Le moment semblait venu pour célébrer k fête à rÉternel , sur la montagne où II avait amené le peuple à Lui , selon la promesse faite à Moïse au buisson. Dieu les avait portés comme sur des ailes d'aigles, et les avait amenés jusqu'à Lui maior tenant, pour qu'ils jouissent à l'avenir de sa faveur comme son peuple.
Il leur présente une condition , savoir : que , s'ils obéissent à sa voix, ils seront son plus prér cieux joyau. Au lieu de se reconnaître incapables de cette obéissance et de dire : Nous n'osous pas nous placer sous une telle condition et risquer ainsi la bénédiction qui nous est acquise , car nous la perdrions infailliblement , le peuple entreprend de faire tout ce que l'Éternel a dit. Toutefois, il m lui est pas permis de s'approcher de Dieu qui «e cache dans l'obscurité.
Israël essaie donc l'obéissance loin de Diw, dans un état où il ne pouvait pas s'approcher de sa sainte majesté, à laquelle l'obéissance était due. — Dieu , cependant, apporte toute la solennité possible à lacommu^cation de sa loi; Il tonne pour que le peuple ait frayeur de lui. Mais que peut la frayeur? Elle ne saurait donner de la force à celui qui est loin de Dieu. Le sentiment peut être convenable, mais \V n'èUVX T^^ç«w^t>»WA