‹ Études sur la paroleChapitre 40 sur 126 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Les.douze tribus étaient pour le moment ce qui répondait extérieurement à cette manifestation. Cela se retrouve dans la nouvelle Jérusalem ; le fond de Tidée était la manifestation de Dieu dans rhomme et par TEsprit.

Ensuite nous avons le Tabernacle même, qui était un, quoique séparé en deux parties. La Parole nous fait comprendre qu'il y avait deux signi- ' fications dans la formation du Tabernacle, savoir : les cieux , habitation de Dieu , et la personne de Christ, tabernacle de Dieu, «tes lieux célestes eux-mêmes, dit TApôtre , ont dû être purifiés avec de meilleurs sacrifices. » Christ a traversé les c\eux(Héb. IV, 16) comme Aaron en s'approchant du propitiatoire ( encore fl(?'^., III, 3, /i).Le Tabernacle est employé comme signe de Funivers créé , ainsi que , dans le même passage , comme signe des saints de la maison dont Christ est le chef.

Le voile était, on le sait d'après la même autorité divine , la chair de Christ qui cachait Dieu dans sa sainteté de jugement , dans sa perfection comme souveraine justice. Le pavillon était formé des mêmes substances que le voile , figurant , je n'en doute pas , la pureté essentielle de Christ comme homme , et toutes les grâces attachées à sa personne comme une broderie. Il me semble oue les autres couvertures se rapportaient également à'M. Celle de po\\ àô Om^^ \:^^\^^^^^r

tait sa pureté positive , ou plutôt , cette séparation rigoureuse du mal existant autour de lui , qui lui donnait un caractère de prophète , non point de sévérité dans ses voies envers les pauvres pécheurs , mais dans sa séparation S avec les pécheurs : une sévérité à Tégard de lui-même , qui le tenait à Fécart et lui donnait de l'autorité sur eux. C'était un cilice moral qui distinguait le prophète , une sévérité qui , étant foncière , . se conservait au milieu du mal et se liait à Faffabilité la plus parfaite , à une tendresse , à une débonnaireté qui le rendaient accessible aux plus faibles, et dans lesquelles les cœurs les plus froissés, cachant au dedans d'eux les plaies des péchés qu'ils n'osaient avouer à l'homme , puisaient du courage pour s'épancher, aussi bien que du baume pour être guéris. Les peaux de béliers teintes en rouge représentaient son dévouement parfait , sa consécration à Dieu : qu'il nous soit donné de l'imiter ! les peaux de taissons , cette sainteté vigilante dans sa marche et ses relations extérieures, qui le garantissait parfaitement du mal qui l'en* tourait.

« Selon la parole de tes lèvres, je me suis donné garde du chemin de l'homme violent. » « Celui qui est né de Dieu se garde , et le malin ne le touche point. » Ces choses répondent nonseulement à ce qui se trouvait en Christ j)ersoonellement , mais encore à la nouvelle nature dans

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