‹ Études sur la paroleChapitre 42 sur 126 · CHAPITRE XXYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYII

C'est là que ceux-ci se présentent à Lui en partici- Pànl au bénéfice de celte œuvre, dans laquelle Christ, par la puissante opération du Saint-Esprit, 5 'est offert à Lui sans tache et, ayant satisfait à toutes les exigences de sa justice , est devenu cette ibionne odeur (de sacrifice) dans laquelle, en sortant du monde , on peut s'approcher de Dieu , qui fiîntre en relation avec les pécheurs qui se tournent >^ers Lui * .

1 U est intéressant de savoir que le mot < brûler » n*est pas le même en hébreu quand il s'agit du sacrifice pour le péché , que lorsqu'il est question de Tholocauste. Celui employé dans ce dernier cas , est le môme que celui qui exprime l'acte de brûler de l'encens.

J'ajouterai id un mot sur les sacrifices.

Dans le sacrifice pour le péché , hors du camp , Dieu sortait de son lieu pour punir, tirer vengeance du péché. Christ s'est mis à notre place et son sang a été répandu ; mais ce sang , infiniment précieux , a été porté par le souverain sacrificateur dans le lieu très-saint et rais sur le propitiatoire , et ainsi a été posé le solide fondement de toutes nos relations avec Dieu. H n'aperçoit point de péché en celui qui vient à Lui. Mais ce n'est pas tout que Dieu ait pleinement atteint le péché eh jugement , dans l'effusion du sang de Christ ; outre cela, l'œuvre que Christ a accomplie a été parfaitement agréable à Dieu. « Je t'ai glorifié sur la terre. » Dieu est glorifié en Christ et devait à Christ en justice de le glorifier au* près de Lui . Tout l'Être de Dieii , en justice et en amour» avait été glorifié pleinement et publiquement dans l'univers , et sa justice devait à Christ de le placer dans une position qui f^it en rapport avec son œuvre . Certes , son amour ne s'y refusait pas. Toute la vérité ne consiste pas à saisir que la justice de Dieu, après avoir tiré vengeancô, «s^\\.^\.^^««ament satisfaite dans la mort de Jésus. Poxxt ce\m q^\ ^"^ ^^'

Après avoir vu les parties du Tabernacle qui servaient aux diverses manifestations de Dieu, nous en venons au service qui Lui était rendu dans le parvis et dans le lieu saint où il se manifestait.

L'huile devait être apportée pour que la lumière brillât toujours sur le chandelier. (Chap. XXVII, 20.) Depuis le soir jusqu'au matin , les sacrificateurs devaient l'arranger devant le Seigneur, en dehors du voile qui cachait le témoignage intérieur. Le soleil de justice étant absent du monde, il fait nuit ; c'est la nuit qui réclame ces soins ; c'est pendant la nuit que la lumière doit briller de cette manière. Nous y voyons la lumière de la grâce et de la puissance de Dieu par

dans sa nature d'Adam , il n'y a point de ressource pour le péché (et encore moins dans la Loi), il importe aussj de comprendre par la foi en Jésus, que la justice de Dieu lui-même est une justice justiGante. Nous sommes rendus agréables dans le Bien- Aimé. Dieu a dû ressusciter Jésus (vu ce qu'il avait fait ), et le placer à sa droite ; et puisqu'il y a porté son sang, nous aussi, objets de son œuvre de propitiation , devons , en vertu de cette œuvre môme , être acceptés de la même manière que notre Sauveur. Ainsi, le pécheur qui croit, en s'approchant de l'autel d'airain (le chemin lui en étant frayé par le sang ) , s'approche de Dieu manifesté en justice ; mais il le, fait selon la bonne odeur du sacrifice de Christ, expression qui ne peut pas être appliquée au sacrifice pour le péché , et qui se rapporte au dévouement de Jésus et à son obéissance jusqu'à la mort de la croix. En outre , les sacri-

Êcateuta s'approchent comme sact\^caLl^T& ^ ^>x Vi^ax «uni.

(Test ce dont nous parlerons \Aus Utï.

GHAPltRë XXYII iH

YEsprit qui manifeste Dieu spirituellement*. Ce tf est point Dieu lui-même sur le trône où son Être souverain garde le trésor de sa justice ; ce n'est pas cette justice dans ses relations avec l'homme pécheur, au dehors du lieu saint; mais c'est une lumière à l'aide de laquelle II se manifeste par la puissance de sa grâce, et qui se rattache à ses relations avec l'homme saint ou consacré, et au service que celui-ci est appelé à lui rendre. Essen- Mement cette lumière préfigurait celle de l'Esprit; c'est ce que nous voyons dans l'Apocalypse. Mais le Saint-Esprit pouvait rester sur Christ tomme, et cela sans mesure (Comp. E saie XI), l ou bien il pouvait agir sur d'autres de la part de Christ et par sa grâce, comme esprit de prophétie ou d'une autre manière plus abondante et plus complète, comme cela eut lieu après sa résurrection, lorsque le Saint-Esprit descendit lui-même sur les disciples de Christ*. Mais quel qu'ait été le

^ 11 n'y a que Christ, dans sa personne et dans son œuvre, îui ait pu servir de moyen au déploiement de la justice soaveraine de Dieu ; car Jésus a été non-seulement la manifestation parfaite de Dieu à Tbomme et la présentation d'un homme parfait à Dieu; mais, s'étant anéanti, il s'est présenté à Dieu comme celui à l'égard duquel pouvaient s'exercer ,et se réaliser tous les attributs de la majesté de Dieu, sa jastice, les droits de cette majesté contre l'homme rebelle, et sa puissance, aussi bien que son amour envers les pécheurs, parce que Christ avait souffert. Or, aucun être n'aurait pu Mutenir une telle position, sinon le Fils de Dieu.

• Comparez aussi, Zach.^ IV, pour Vèlal tsnSLfeïûAs %«^^ ce rapport.

mode d'action de l'Esprit dans les hommes, sa puissance s'exerçait devant Dieu et pour le manifester. Cettç manifestation, telle qu'elle nous est présentée dans le type du chandelier, avait lieu selon l'énergie du Saint-Esprit lui-même présent en personne * .

La sacrificature était donc essentielle, à cet égard , pour maintenir cette relation entre Ténergie du Saint-Esprit et le service des hommes dans lesquels il se manifestait, afin de faire briller la lumière.

Ainsi, nous rencontrons immédiatement Tordonnance pour l'établissement de la sacrificature. (Chap. XXVIII.)

Les vêtements sacerdotaux comprennent tout ce qui se rattache à la personne de Christ dans ses caractères de sacrificateur : le pectoral , Téphod, le rochet, la tunique qui tient serré, la tiare et le baudrier.

L'éphod était le vêtement sacerdotal par excellence ; il était fait deà mêmes substances que le voile. C'était bien aussi la pureté essentielle et les grâces de Christ. Le baudrier ou ceinturon était le signe du service. Le souverain sacrificateur portait

i Comparez i Cor, XIV, 27-32 , avec 24 , 25 ; et Âistes V, 3, 4 , 5. Godime don reçu, on Texerçait selon sa responsabilité ; mais lorsqu'on l'exerçait selon la volonté de Dieu,

D/ea y était reconnu par la conscience de ceux qui entraient

dans rassemblée.

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