CHAPITRE XXVIII
les noms des douze tribus du peuple de Dieu, présentés ainsi à Dieu dans leur nombre et dans leur ordre complets. Ces noms étaient placés sur les épaules du souverain sacrificateur, pour indiquer qu'il portait le poids de leur gouvernement, et sur le pectoral, pour marquer qu'il les avait sur son cœur. Le pectoral était inséparable de Téphod, c'est-à-dire de la sacrificature et de la comparu- ' tion devant Dieu. Le souverain sacrificateur portait aussi le jugement du peuple de Dieu devant Lui, selon Sa lumière et Ses perfections, et, par ce moyen, il maintenait le peuple en jugement dans Sa présence, selon les exigences de cette lumière et de ces perfections. Aussi cherchait-on desk réponses par ces mêmes Urim et Thummim; car la sagesse de la conduite doit être en rapport avec la position dans laquelle on est devant Dieu. Sur le bord du rochet de Féphod, il y avait les fruits désirables et le témoignage du Saint-Esprit qui dépendaient de la sacrificature. Je pense que Christ, en entrant dans le ciel, s'est fait entendre dans -ce monde par le Saint-Esprit agissant dans son peuple, typifiè par les bords des vêtements du souverain sacrificateur {Ps. CXXXII, 2), et se fera ausst entendre par ses dons quand il en sortira. En attendant, il porte aussi l'iniquité des saintes offrandes, en sainteté devant l'Éternel. Cette sainteté, nécessaire po\xr \e&ïewÔL\^ ^feswblés, se trouve sur son front mètûfc% ^^ '^^'^
qu'elles sont présentées selon la divine justice qui lui est propre.
Les fils d'Aaron étaient également revêtus; leur nudité naturelle ne devait pas paraître, mais ils devaient montrer la gloire et Thonneur dont Dieu les revêtait. Ils étaient en outre distingués par une ceinture de service.
Ces vêtements du souverain sacrificateur méritent une explication un peu plus détaillée. Ce qui en eux était caractéristique pour lui ainsi quepour tous les sacrificateurs, c'était Téphod. A Téphod était attaché le pectoral, dans lequel étaient placés rUrim et le Thummim. Le pectoral était Jié à Féphod, de manière qu'il ne pût s'en séparer. La description des vêtements sacerdotaux commence donc naturellement avec l'éphod caractéristique de la sacrificature.
C'était revêtu de l'éphod que le souverain sacrificateur devait, tout autant qu'il portait ses vêtements de gloire et de beauté , apparaître devant Dieu. Son tissu était le même que celui du voile, seulement on y ajoutait de l'or. Le voile était la chair de Christ, chair qui cachait Dieu préseirt sur la terre, comme le voile cachait sa présence dans le Tabernacle ; mais dans l'exercice de la sacrificature- , Christ comparait devant Dieu au dedans du voile , c'est-à-dire , pour parler sans ^gure, dans le ciel même. Or là, la justice divine ^SA place et sa part comme accomçXv^ «w Ç)kè\^\,