CHAPITRE XXyiII
6t de même en sera-t-il. Lorsqu'il est entré dans le sanctuaire céleste, les dons de l'Esprit ont été manifestés dans le bruit du témoignage répandu ici-bas , et ils le seront lorsqu'il reviendra. Les fruits de l'Esprit se trouvaient aussi dans les Saints.
Or, non-seulement il y avait des fruits et des dons. Le culte et le service de Dieu formaient une pai:tie de la vie et des devoirs du peuple de Dieu. Hélas! ce culte et ce service étaient souillés comme ceux qui les offraient. Le souverain sacrificateur portait donc aussi l'iniquité des saintes offrandes. Tel est Christ aussi pour nous. Par Lui, noç louanges et notre culte montent vers Dieu ; ils sont agréés de Lui comme purifiés des faiblesses qui les accompagnent, et la sainteté est toujours devant les yeux de Dieu dans les offrandes de sa maison. Elle est portée sur le front du souverain sacrificateur. En même temps le peuple de Dieu, d'un côté, lui est présenté, et, d'un autre, est dirigé par Lui, selon ses propres perfections , par l'intervention du souverain sacrificateur.
La chemise de fin lin représentait mieux encore ce qui était entièrement personnel , ce qui était plus intimement Christ lui-même , ce qui était intérieur, sa pureté personnelle; elle était brodée, toutefois, comme la pureté de Christ était ornée de toute grâce parfaite.
L'application de tout ceci à Christ e^sX èNv\KÇàA\ soubment, iY&ut nous souvenir de \a. i^\sâx^9^
ISO EXODE
deTapôtre-, c'est-à-dire, de FEsprit de Dieu : que c'était Fombre des choses à venir et non l'image même de ces choses.
Notre souverain sacrificateur, quoiqu'il vive toujours pour faire intercession pour nous, est assis à la droite de la majesté dans les deux. Mais, dans l'esprit de la chose, tout est à nous.' Christ nous présente à Dieu comme nous ayant sur son cœur. Il obtient pour nous grâce et direction par le Saint-Esprit ; il porte l'iniquité de nos saintes offrandes. Notre service , comme nos personnes, est accepté en lui. Historiquement , le souverain sacrificateur ne s'est jamais "servi des vêtements de gloire et de beauté. Il devait les porter lorsqu'il entrait dans le sanctuaire. Mais, à la suite de la transgression de ses deux fils, l'entrée lui en a été défendue, sauf au grand jour d'expiation, et alors, il entrait revêtu d'autres vêtements, savoir, des vêtements de lin. Ainsi, pour nous, la mort était nécessaire, et l'entrée du souverain sacrificateur à la suite de la mort, la seule possible. C'est ce qui a eu lieu en Christ. Pour les Juifs aussi. Christ est entré de la même manière, tout le temps actuel étant le temps qu'il reste caché dans le sanctuaire, et les Juifs doivent attendre jusqu'à ce qu'il en sorte, pour connaître l'acceptation de l'œuvre qu'il a présentée à Dieu dans le ciel. Nous la connaissons d'avance par le Saint-Esprit envoyé da ciel. Si le souverain sacri-