‹ Études sur la paroleChapitre 5 sur 126 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

tant la triste chute de T homme , il dépeint les relations de l'homme avec Dieu, avec une frai* chear de sentiment qui ne se trouve guère dans les hommes habitués plus tard à en abuser.

S'agit-il de la création , du péché , de la puissance de Satan , des promesses , de Fappel de Dieu , de son jugement sur le monde , de la rédemption, des alliances, de la séparation du peuple de Dieu, de sa position comme . étranger sur la terre, de la résurrection, de rétablissement d'Israël en Canaan , de la bénédiction des nations , de la semence de la promesse , de l'élévation au trône du monde du Seigneur que ce monde avait rejeté , — tout se trouve en fait ou en figure dans ce livre , et , maintenant que nous en avons la clef, l'Église elle-même.

Examinons donc ce livre avec un peu de suite.

Premièrement, nous avons la création, au milieu de laquelle l'homme se trouve placé comme centre et comme chef. Elle nous montre l'œuvre de Dieu , et puis , à la suite de cette œuvre , le repos de Dieu , repos du travail sans que l'idée de quelqu'un qui y participe y soit présentée. Dieu lui-n^ême se reposait de son œuvre ; l'homme va y prendre sa place en bonheur, comme chef. Mais ici quelques considérations doivent nous arrêter un instant.

Cette révélation n'est pas une histoire de tout ce que Dieu a fait ; son objet spécial est de com-

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muniquer à l'homme ce qui concerne ses propres relations avec Dieu. Mis en rapport avec le second Adam, Thomme connaîtra un jour comme il a été connu , et déjà , par le moyen de fœuvre de Christ, il a cette onction delà part du Saint, par laquelle il sait toutes choses : mais historiquement la révélation est partielle , elle se borne à communiquer ce qui intéresse la conscience et les affections spirituelles de Thomme. Il en est de même de toute la Bible.

Rien n'est dit de la création que ce qui place Vhomme dans la position que Dieu lui avait assignée dans sa création même, ou ce qui lui présente cette sphère de son existence comme l'œuvre personnelle de Dieii. Ainsi, il n'est pas fait mention des êtres célestes, ni de leur création : on ne les trouve qu'au moment où ils ont des relations avec riiommé, bien que, plus tard, il soit clairement reconnu , comme vérité, qu'ils sont créés de Dieu. De même encore , quant à cette terre, le fait seul de sa création au commoncement est énoncé ; ensuite il n'est parlé que de la forme qu'elle a reçue dans son état actuel. « Au commencement , Dieu créa les cieux et la terre.» Ce qui peut être arrivé entre ce moment et celui où elle était vide et sans forme , est laissé dans une entière obscurité.

Dieu fit sortir la terre de cet état de chaos et de ténèbres où elle était : il forma les mers et le

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sec et la couvrit de plantes et de créatures vivantes. Une fois la terre ainsi préparée et formée , l'homme, fait à l'image de Dieu, y est placé comme dominateur de tout ce qui s'y trouvait ; ses fruits lui sont donnés pour nourriture , tandis que Dieu se repose de son travail , et signale par sa bénédiction le jour qui vit la fin de son œuvre. L'homme jouit des fruits des travaux de Dieu , plutôt qu'il ne participe au repos , car il n'a nullement pris part au travail.

L'ordre de cette œuvre créatrice de Dieu a été celui-ci :

Dans les quatre premiers jours , Dieu fait sortir la lumière et l'ordre du sein des ténèbres et de la confusion. Le premier jour, la lumière; la scène de la puissance céleste au-dessus de la terre, le second jour; Il sépara ce qui était formé et en ordre, d'une part, d'avec la masse puissante mais sans forme, des eaux, d'une autre part; puis, II orna de beauté et de fertilité la scène habitable et mise en ordre , dans le troisième jour. Les symboles d'une puissance directrice furent mis , d'une manière visible , à leur place, le quatrième jour. Le théâtre du développement et de la domination de l'homme était formé , mais rhomme n'y était pas encore. Mais avant do créer l'homme , Dieu créa des êtres vivants de toute espèce dans les mers, sur la terre et dans l'air , qui devaient se propager et multiplier les preuves

de la puissance vivifiante de Dieu , par laquelle Il pouvait communiquer à la matière une énergie vivante. Ainsi , non-seulement fut formée une scène où les conseils de Dieu envers Thomme pouvaient se déployer , mais encore apparurent ce& existences que l'homme devait gouverner de manière à manifester ses énergies et ses droits , selon la volonté de Dieu et comme tenant Sa place, comme étant Son vice-gérant sur la terre. L'homme est à part et distinct de tout , le centre de tout , le dominateur de toutes les créatures, auxquelles il s'intéresse parce qu'elles lui appartiennent, vivant dans sa propre sphère de bonheur selon sa nature , en ordonnant , quant aux autres, toutes choses en bénédiction, car tous lui sont assujettis. En un mot , Thomme est placé au milieu de toute cette création ainsi préparée. Mais ce n'est pas tout : il ne devait pas sortir de la matière par un simple acte de la volonté de Dieu, comme les animaux créés par cette puissance qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient , et ^lles existent. Dieu forma l'homme de la poussière. Il n'est pas dit à son sujet : « Que la Terre produise ! » mais : « Faisons l'homme ! » et II créa l'homme à son image; Il le créa, sans doute, pour multipHer comme les autres créatures vivantes , mais II lui donna la domination sur elles et en fit le centre et le chef de la création de Dieu sur la

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