CHAPITRE fl
terre. Les semences de cette terre féconde lui furent données pour nourriture ; Therbe verte qu'elle produisait fut de même donnée aux animaux. La violence et la mort n'existaient pas encore.
Nous verrons , dans le chapitre deuxième , un autre principe d'une immense importance , qui apparaît relativement à Thomme , quand la question de ses relations avec Dieu est mise en avant. Ici, c'est la. création de l'homme, comme distincte de toute autre : il est présenté comme l'ouvrage ou la créature de Dieu , le chef et le centre de tout le reste , le dominateur sur tous les êtres créés. Les trois premiers versets du chapitre II appartiennent au premier : c'est le repos de Dieu. Au chapitre II, nous avons les relations de l'homme avec Dieu , et sa position propre daps ces relations. C'est pourquoi le créateur est appelé, pour la première fois, Y Éternel Dieu, Jehovah,Elohim, non plus simplement Dieu comme créateur , mais Dieu en relation avec ceux qu il^ a créés. C'est aussi pourquoi nous avons le mode spécial de la création de l'homme .
Au chapitre II , nous avons donc les relations spéciales de l'homme avec Dieu , ses relations avec sa femme (type de celles de Christ avec l'Église), ses rapports avec la création et les deux grands principes desquels tout découle dans tous les temps , établis dans le jardin où l'homme a été
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placé en bénédiction , savoir : sa responsabilité dans Tobéissance , et une source souveraine de vie; Tarbre de la science du bien et du mal , et Tarbre de vie. C'est à la conciliation de ces deux choses, qu'est attaché le bonheur de l'homme. C'est ce qui se trouve développé dans la Loi et dans la grâce en Christ. Car la Loi mettait la vie à la suite de Tobéissance parfaite de celui qui coïinaissait le bien et le mal , c'est-à-dire, la faisait dépendre de notre responsabilité; tandis que Christ , qui à subi la conséquence de la chute et de la désobéissance de l'homme , devient, selon la puissance d'une vie qui a remporté la victoire sur la mort ( fruit de cette désobéissance ), une source de vie éternelle que le mal ne saurait atteindre. 11 est devenu une source de vie divine , lorsqu'une justice parfaite a été accomplie par une œuvre qui a ôté toute coulpe à celui qui y a part, une justice dans laquelle nous sommes devant Dieu selon sa propre pensée , sa nature et sa volonté juste. La sacrificature du Christ s'applique aux détails du développement de cette vie au milieu du mal.
' Dans le jardin , la connaissance du bien et du mal n'existait pas encore pour notre premier père: l'obéissance ( en s'abstenant d'un acte qui n'était point péché , s'il n'eût pas été défendu ) constituait à elle seule l'épreuve qui lui était imposée.
Ce qui distingue l'homme de loule axAv^ wfe^Xwc^
chAmtre II 17
ici-bas , c'est qu'au lieu 'de sortir , comme être vivant, de la terre ou de l'eau , par la seule parole de Dieu , Dieu le forme et le façonne de la poussière, et le met, comme âme vivante, en rapport direct avec Lui , en soufflant dans ses narines Tesprit de vie. Toutes les créatures ayant vie sont appelées des âmes vivantes et mentionnées comme ayant Tesprit de vie , mais Dieu ne souffla jamais dans les narines d'aucunes d'elles i afin qu'elle devînt une âme vivante : l'homme était , par son existence , en relation immédiate avec Dieu.
Il est important d'envisager ce chapitre comme posant , d'une manière spéciale , tous les principes des relations de Fhomme , soit avec Dieu y soit avec sa femme , soit avec la création inférieure. Ici, toutes choses, selon leur espèce comme créatures de Dieu , et dans Tordre qui leur était propre, étaient en liaison avec la terre; ce n'était pas le travail de l'homme qui leur donnait croissance et fécondité ; ce n'était pas non plus la pluie du ciel qui procurait d'en haut la fertilité. C'était de la terre que montait la vapeur qui en arrosait toute la surface , élevée par une puissance qui agissait sur la terre pour la bénédiction. Elle ne descendait pas. Cependant l'homme était dans une position particulière par raççoct à.* Dieu. L'hoiùme ri 'habitait pas àaT\§>\^ d^\ ^XiNfâ^ n'bsLbitait pas sur la terre ; le ta\l àe^ S^ ô^m^ev^w
IS GEIHÈSE
avec nous , ou de notre demeure avec Lui , est le fruit de la grâce et de la rédemption , qui aussi forment un temple pour Dieu. Mais Dieu avait formé un lieu de bénédiction et de délices particulier pour rhabitation de l'homme , et c'est là qu'il le visitait.
De ce jardin, où il était placé par la main de Dieu , comme souverain du monde , sortaient les fleuves qui arrosaient le monde du dehors et en caractérisaient les parties. — Sur Adam reposait le devoir d'obéissance. Image de Dieu sur la terre, le mal étant étranger à sa nature, et comme centre d'un vaste svstème en liaison avec lui, il devait trouver son propre bonheur dans sa relation immédiate et dans ses rapports avec Dieu. Aussitôt que Dieu s'est racheté un peuple , Il habile au milieu de lui. Ici , Il créait , bénissait et visitait. Le bonheur et la sécurité d'Adam, centre conscient de tout ce qui l'entourait , consistaient dans sa dépendance de Dieu et dans ses rapports avec Dieu. C'est là , jcomme nous le verrons , ce qu'il perdit, et il devint le centre insatiable de' ses propres désirs et d'une ambition qu'iî^ ne put jamais satisfaire. Ainsi , la nature terrestre dans sa perfection , ayant pour centre l'homme en relation avec Dieu par sa création et par le souffle de vie qui était en lui ; de pures jouissances , une source de vie permanente et un moyen de mettre sa responsabilité à l'épreuve; des sources