CHAPITRE TU
de la manière dont les chrétiens se nourrissent de la perfection de Christ homme. Dans le premier, cependant, Christ , en tant que sacrificateur, s'identifie avec le péché de celui pour lequel il a . souffert comme victime. De même les siens, comme sacrificateurs , par la communion du cœur et par la sympathie, s'identifient avec le péché d'autrui, ou plutôt avec Fceuvre de Christ pour le péché. C'est une œuvre de grâce, dans laquelle ils interviennent en portant le péché sur leur cœur, selon Tefficace du sacrifice de Christ. C'est ainsi qu'ils jouissent de la grâce de Christ dans ce sacrifice, tandis que Christ entre directement dans cette œuvre de grâce pour nous. — Quant à nous, c'est une chose solennelle que de nous occuper du péché, même en grâce. Nous ne pouvons le faire que dans le caractère de sacrificateur, et avec le sentiment de la gravité du péché mis en regard de l'œuvre dont il est l'objet .
Le peuple mangeait des sacrifices de prospérité, qui, bien qu'ils fussent saints, n'exigeaient pas de ceux qui y prenaient part la même proximité de Dieu. C'était la joie de la communion des fidèles, basée sur la rédemption et sur l'acceptation de Christ par Dieu. Voilà pourquoi les prescriptions dont ces sacrifices sont l'objet , viennent après celles qui concernent les autres sacrifices, quoique dans l'ordre de ces sacrifices elles précèdent celui pour le péché. En effet, dans les au-
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très sacrifices, il fallait être sacrificateur pour manger de la chair des victimes . Il y a des choses que nous faisons comme sacrificateurs ; il y en a d'autres que nous faisons comme simples fidèles.
Une fois que les sacrifices sont établis et que sont données les règles concernant la participation à ces sacrifices, les sacrificateurs sont investis de la sacrificature ^elon Fordonnance.
Aaron et ses fils sont lavés. Aaron est revêtu des vêtements de souverain sacrificateur ; le Tabernacle est oint avec tout ce qu'il renferme; Aaron Test aussi ; enfin , ses fils sont vêtus de leurs vêtements sacerdotaux. Les sacrifices sont offerts en commençant par celui pour le péché ; puis Moise prend de l'huile de l'onction et du sang qui était sur l'autel, et il en fait aspersion sur Aaron et ses vêtements, sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui.
Au huitième jour, l'Éternel devait paraître et manifester l'acceptation des sacrifices offerts ce jour-là, en même temps que faire resplendir sa présence en gloire au milieu du peuple. C'est ce qui a eu lieu. Aaron bénit d'abord le peuple d'auprès du sacrifice; puis Moïse et Aaron entrent dans le Tabernacle, et, après en être sortis, ils bénissent le peuple.
Le sens de, ces deux bénédictions est celui-ci : Premièrement, Christ, sacrificateur, bénit en vertu du sacrifice offert ; c'est la base de la bénédiction