CHAPITRE IX 1K
d'Israël en tout temps et ce qui maintient son existence comme peuple , jusqu'à ce qu'il soit publiquement béni. Puis, Christ, roi et sacrificateur, qui entre et demeure un moment caché dans le Tabernacle céleste, sort et bénit le peuple dans ce double caractère. Cette seconde bénédiction aura lieu au retour de Christ. L'acceptation de son sacrifice sera publiquement manifestée. Là gloire de Christ apparaîtra au peuple, et cette Tue en fera un peuple de vrais adorateurs. C'est une scène- du plus haut intérêt ; mais ici il y a une remarque à faire. L'Église ne se trouve point dans cette scène (bien qu'il y ait des-principes généraux qui s'ap-pliquent à tous les cas des relations que Dieu soutient avec les hommes), à moins qu'elle ne soit représentée dans les personnes de Moïse et d'Aaron. La bénédiction descend et se manifeste : l'acceptation de la victime est mise en évidence, lorsque Moïse et Aaron paraissent devant le peuple à leur sortie du Tabernacle. Il en sera ainsi pouf Israël, quand le Seigneur Jésus paraîtra et qu'il sera reconnu par ceux qui l'ont percé : l'efficace de ce sacrifice sera manifestée en faveur de cette nation.
La connaissance de l'efficace de ce sacrifice est accordée à l'Église pendant le séjour du Christ au dedans du voile, ou du moins dans le ciel, car , maintenant le voile est déchiré. Quant aux Juifs, l'apparition du Christ qui leur fait connaître l'acceptation de son sacrifice , a lieu dans le parvis, là
OÙ le sacrifice a été offert. Moïse et Aaron se sont reQdus à Tendroit où Dieu s'entretenait avec le Médiateur, c'esl-à-dire devant TArche du témoignage, où il n'y avait plus de voile sur la face de celui qui pouvait s'entretenir ainsi avec le Seigneur. Un détail tout particulier se rattache au service de ce jour. Il n'y a pas eu, dans cette circonstance, de sacrifice dont le sang ait été porté dans le sanctuaire et le corps brûlé hors du camp. Un sacrifice pour le péché fut bien offert, mais du genre de ^eux dont la chair devait être mangée par le sacrificateur. (Voyez X, 47, 18.) Les relations donc qui avaient été établies étaient comparativement extérieures.
Enfin, nous voyons ce qui, hélas! arrive toujours chez rhomme. La sacrificature, avant même d'être bien établie, manque à la gloire de Dieu. Nadab et Abihu agissent en hommes dans leurs relations avec Dieu, et meurent. Les sacrificateurs ne doivent jamais, quoi qu'il advienne, abandonner leur consécration (v. 6, 7). Aussi doivent-ils être Nazariens, séparés de toute excitation de la chair, mis à part pour Dieu, et étrangers à tout ce qui tendrait à les faire sortir d'un état de recueillement en sa présence qui anéantît la chair, afin que cette présence exerce sur eux toute sa puissance. Il importe que la présence de Dieu soit ressentie dans toute sa force, et que la chair se taise devant Lui. Ce n'est qu'à cette condition qu'on peut dis-