CHAPITRE XI
cerner ce qui est soiiiiié de ce qui est pur, ce qui est profane de ce qui est saint.
Il est des choses permises , des joies réelles, qui toutefois ne se rattachent pas à la sacrificature ; des joies qui découlent des bénédictions de Dieu et qui ne tiennent pas la chair en échec, ' comme le fait sa présence. Car il y a toujours une certaine retenue produite sur le cœur, sur la nature et son activité, par la présence de Dieu. Or, c'est devant Lui que s'exerce la sacrifîcature.
La sacrifîcature une fois établie, viennent le discernement des choses saintes d'avec les profanes et le jugement des souillures (chap. XI à XV), et ce qu'il y avait à faire pour que les personnes souillées fussent purifiées. On voit que ce n'est que dans cette proximité de Dieu et en étant ainsi misa part pour Lui, que l'on peut avoir ce discernement.
Pour ce qui concerne les aliments, ce dont on se nourrit, le principe général paraît être qu'il est permis de manger de tout ce qui est pur, c'està-dire, parfaitement en harmonie avec son élément, comme les poissons ayant des écailles, en outre, ce qui réunit une marche sûre et posée à une digestion mûre.
La réunion de ces deux conditions était nécessaire. La grossièreté qui avale" avec précipitation et le défaut de fermeté tranquille rendaient impur. 11 faut ce qui rumine et ce qui a le pied fendu.
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Parmi les oiseaux, les carnivores, les oiseaux de nuit et ceux qui ne s'apprivoisent pas, étaient défendus ; de même que ce qui se traîne sur la terre. Ces prohibitions appelaient Tlsraélite à dis- <5erner > en prenant ses aliments , ce qui était inoipur, pour ne se nourrir que de ce qui était pur, car VÉternel était son Dieu. Il devrait donc être saint, car TÉternel était saint.
Puis, le chap. XII nous présente le jugement de Dieu qui tombe sur ce qui, sans la chute, eût été joie et bénédiction (Comp. G en. 1 , 28.) La naissance d'un homme, liée maintenant au péché, rend la mère impure ; celle d'une femme la rend plus impure encore, car la femme ayant été séduite, avait été en transgression \
La lèpre e^ige un peu plus de détails : elle affectait les personnes, les vêlements et les maisons. La lèpre, c'est le péché agissant dans la chair. L'homme spirituel, le sacrificateur, discerne ce qui en est. Si la chair vive se montre, l'homme est impur, la force de la chair agit. Si l'homme
^ I^a faiblesse de U nature déchue se rattachait à ce qui rendait ainsi quelqu'un impur. Tout ce qui provenait de la faiblesse même de la nature, effet du péché , rendait impur sous la loi. Cela est vrai aussi spirituellement. Ces effets de la faiblesse de la nature sont autant de manifestations de la vie qui est dans la chair. Il en était ainsi du lépreux : la chair vive rendait impur, de même que tout autre symptôme par lequel se manifestait au dehors la vie devenue souillâe et sur Jaque/le était prononcée la seuteiiGe i^ vioti. .