‹ Études sur la paroleChapitre 63 sur 126 · CHAPITRE JLl · texte numérisé non relu

CHAPITRE JLl

de FiBuvre de Christ ; savoir : son efficace intrinsèque pour l'acceptation de la personne du pécheur, et la purification de la conscience, indispensable pour qu'il ait communion avec Dieu. Cette communion s'effectue, en effet, selon le prix et la perfection de Tœuvre de Christ manifestée à la conscience, comme le moyen de s'approcher de Dieu et la condition morale de se tenir près de lui .

Examinons maintenant les actes en vertu desquels étaient rétablies les relations du lépreux avec Dieu. Le premier est l'offrande pour le délit. Il faut d'abord que la conscience soit purifiée par le sang de Christ de tout ce dont elle est chargée de fait, et que l'homme soit consacré à Dieu selon Tintelligence de toute la valeur de ce sang, en en faisant l'^-pplication à tous ses actes, à toute sa marche, comme à toutes ses pensées, d'après le principe de l'obéissance. C'est la purification morale de l'homme tout entier, agissant sur la conscience selon le principe d'une obéissance intelligente. Ce n'est pas seulement une règle extérieure pour un homme libre du péché: c'est la puissance, c'est la lumière qui s'introduisent dans le cœur; c'est une œuvre morale, divine quan^ à sa source, et en même temps , comme effet , un état d'âme dont l'homme en qui cela s'accomplit, ressent l'influence dans la connaissance du bien et du maU dont la saDg de Christ est la pa^tlavî* \ûft^\«^ ^^-

varit Dieu, S'il ne s'agissait que d'une règle à accepter, rhomme y consentirait volontiers ; mais comme il est pécheur, qu'il a manqué, ii est nécessaire que la conscience intervienne en prenant une connaissance humiliante du péché , et que, pour être purifiée par la précieuse efficace du sang de Christ, elle passe par la douleur que donne le sentiment de tout ce qui est contraire à la perfection de ce sang et qui a exigé qu'il fût répandu. C'est ainsi que l'homme est consacré; le cœur se purifie tout premièrement dans la conscience. Les choses auxquelles il s'est laissé aller, sont en quelque sorte transportées dans ce tribunal intérieur, et il en prend une douloureuse connaissance, selon la valeur du sang de l'agneau précie^ux de Dieu, qui, sans tache et parfait en obéissance, a dû souffrir l'agonie causée par le péché dont nous avons besoin d'être purifiés, misérables que nous sommes.

Plus tard, le cœur fait du progrès par la connaissance des objets les plus précieux pour la foi. Toutefois, même alors, il arrive de temps en temps que cette œuvre se fait de nouveau dans la conscience. Cela a lieu lorsqu'il demeure encore dans notre nature quelque chose d'insoumis, qui n'a pais été amené captif à l'obéissance de Christ.

On mettait donc le sang sur l'oreille droite de

celui qui venait d'être nettoyé de la lèpre, sur sa

main droite et sur son çM dtovt,, ^ur indiquer

GUAPITRC XIY 161

que ses pensées étaient purifiées sur le principe de Tobéissance, de même que sa conduite et sa marche, et cela, selon la valeur et la sainteté du sang de Christ, de la mort absolue au péché, du dévouement absolu pour Dieu. Rien de ce qui se trouvait j ugé par le sang ne devait entrer dans la pensée ou se trouver dans la vie et dans le caractère. Là-dessus, on faisait aspersion de l'huile, signe de l'influence sanctifiante du Saint-Esprit , non pour laver, mais pour consacrer à Dieu en puissance les mouvements et les affections du cœur. Tout était ainsi consacré selon l'intelligence et 'le dévouement pour Dieu que le Saint- Esprit communique.

Après cela, toute la personne du lépreux était consacrée à l'Éternel ; l'huile était versée sur sa *^te. Telle était l'œuvre faite sur celui qui devait être purifié. Puis était offert le sacrifice pour le péché , qui avait ici pour objet d'exprimer, nonseulement que le sang de Christ purifie la conscience dans le sens pratique, mais encore que le péché doit être jugé dans toute sa grandeur devant Dieu. Christ , en effet , a été fait péché pour nous, aussi bien qu'il a porté nos péchés. Ayant porté nos péchés, il agit sur nos consciences à l'égard de ces péchés. Mais c'est aussi dans le sacrifice de Christ que se fait voir le péché tel qu'il est en lui-même. Enfin, l'holocauste et le gâteau étaient offerts. Le pécheur çwT\Ç\fe ^ivà'^'^^^^»

i62 LÉVITIQUE

dans l'holocauste la perfection de la mort de Christ, vue comme dévouement de lui-même à Dieu jusqu'à la mort, pour satisfaire a tous les droits de sa majesté et comme œuvre infiniment parfaite en elle-même. Car Jésus a pu dire : C'est pourquoi mon Père m'aime, parce que je laisse ma vie pour que je la reprenne. Ce n'était point comme fait péché que Christ était représenté dans l'holocauste, mais au point de vue de son dévouement dans la position que le péché nous avait faite et lui avait faite à lui-même conséquemment, si Dieu devait être pleinement glorifié en lui. Le pécheur purifié est devant Dieu, selon la bonne odeur de ce dévouement. Dans le gâteau se trouvait en outre toute la perfection de la grâcer dans sa vie ; l'humanité pure sans doute, mais l'humanité pétrie dans l'huile, ayant en elle dans sa nature toute la force, le goût et la saveur du Saint-Esprit. Car c'est sous cet aspect que l'humanité de Christ nous esl^vici présentée, non comme ointe d'huile, c'est-à-dire du Saint-Esprit comme puissance, mais pétrie dans l'huile, dans sa substance conçue du Saint-Esprit.

Maintenant l'homme qui avait été souillé est devenu net. Mais quelle n'est pas l'importance de la réalité de la réconciliation d'une âme avec Dieu, si cette réconciliation se rattache à toutes les faces que ces types représentent de l'œuvre de Christ et de leur appUcalion k c^VVfô kûft\ ^t^ cer-

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