CHAPITRE XXIII
la Pâque et les Pains sans levain, comme faisant un ensemble (y. 1-8). De ces deux-ci, les Pains
parole : « Ma face ira , et je te donnerai du repos. » {Exode XXXIIÏ, 14.)
' Dans V Exode XXXI, 13; Lév. XIX, 3, il était le signe par lequel Dieu donnait à connaître qu'il s'était sanctifié ce peuple. Ézéch, XX, 12, d3-16, 20; Néhém, IX, 14. Comp. Ésaïe LVI, 2 ,a, 6; LVIII, 13; Jér. XVlï, 22; Lam. 1, 7; II, 6; ÉzécL XXII, 8 ; XXIII, 38; XLIV, 24.) Nous voyons, en outre, que toutes les fois que Dieu dqnne quelque nou- ^ veau principe ou quelque nouvelle forme de relation, le Sabbat est ajouté. Ainsi, en grâce pour Israël {Exod. XVI, 23) ; comme loi ( Exod, XX, 10). Voyez aussi Exode XXX, 1, 13, 14; XXXIV, 21, lorsque le peuple est de nouveau rétabli par la patience de Dieu, en vertu de la médiation ; voyez de plus, XXX, 2, et dans la nouvelle alliance mentionnée au Deutéronome, ainsi que nous l'avons déjà dit.
Ces remarques nous font voir de quelle importance essentielle et radicale était le Sabbat, comme pensée de Dieu et signe de la relation qu'il formait avec son peuple, quoique dans sa propre nature il ne fût pas d'une obligation morale, c'est-à-dire d'une obligation qui dépend d'une relation déjà existante et qui, par conséquent, a ses droits, sans qu'il y ait un commandement formel pour les soutenir.
Mais, si la considération du rapport du Sabbat avec l'alliance dont il est le signe est de toute importance, il est aussi important et même plus de se rappeler que l'alliance entre Dieu et le peuple juif est .entièrement mise de côlé pour nous, et que le signe de cette alliance ne nous appartient pas. Cela n'empêche pas que le repos de Dieu ne nous soit aussi précieux qu'aux Juifs, et même davantage. Mais notre repos n'est pas de cette création, comme le leur, dont le septième jour était le signe. En outre, et ceci est plus important encore, rappelons-nous que le Seigneur Jésus est le Seigneur du Sabbat ; considération d'une très-hawle ^otVfe^ Q^^\\\.\%'a. personne, mais qui cependant devîenàmV. \t\sv%vi\^^\A.^> ^*^
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sans levain étaient proprement dit la Fête ; la Pâque était le sacrifice sur lequel la fête était
était vrai qu*il n'a rien changé par rapport au jour. Remarquons enfin qu'il n'en est fait aucune mention dans le Sermon sur la montagne, où il a donné un si précieux résumé de la moralité de la Loi dans ses principes fondamentaux, auxquels il en a ajouté d'autres fournis par la lumière céleste qu'apportait ici-bas le nonî du Père, la présence d'un Messie souffrant et la révélation de la récompense qui sera reçue dans le ciel . Cependant Jésus a présenté dans ce sermon un ensemble, des principes de son royaume. Nous trouvons aussi qu'il froissait continuellement les pensées des Juifs à ce sujet, circonstance qui nous a été soigneusement rapportée par les Évangélistes, c'est-à-dire par le Samt-Esprit. Le Sabbat est le jour même que Jésus a passé dans la mort, signe terrible pour les Juifs, quant à leur alliance ; mais, pour nous , signe que de meilleures choses ont pris naissance en notre faveur.
On a essayé de démontrer, eu se donnant beaucoup de peine, que le septième jour était de fait le premier. Une seule remarque démolit tout cet échafaudage : c'est que la Parole de Dieu appelle ce dernier jour le premier, en contraste avec le septième.
Quel est donc ce premier jour? C'est pour nous le jour de la résurrection de Jésus, par lequel nous sommes régénérés à une espérance vivante, qui est la source de toute notre joie, notre salut, et donne son caractère à notre vie tout entière. Aussi, trouverons-nous le repos de Dieu dans la résurrection. Moralement, dans ce monde, nous commençons notre vie spirituelle par le repos, au lieu de ne le goûter qu'à la fin de nos travaux.
Notre repos est dans la nouvelle création. Nous sommes,
après Christ, le commencement de cette nouvelle semaine-là.
Il est clair, par conséquent, que le repos de Dieu ne peut
être associé pour nous au signe du repos de la création ac-
tuelle : il est exclusivement allackê ^ \^ y^^xm^^^wi de