‹ Études sur la paroleChapitre 73 sur 126 · CHAPITRE XXIII 18S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII 18S

fondée, comme le dit TÂpôtre : « Christ, notre Pàque, a été offert pour nous, c'est pourquoi -fai-

en:;! Jésus, point de départ de la position qu'il a prise comme chef de la nouvelle création. — Avons-nous quelque autorité Pf:::! dans le Nouveau Te^ament pour distinguer le premier jour n-cA de la semaine des autres ? Pour ma part, je n'en doute pas. fcl- U est certain que nous n'avons pas sur ce point des ordon- •fï| naDces semblables ù celles de Tancienne loi ; elles seraient tout à fait contraires à l'esprit de TËvangile de grâce. Mai3 l'Esprit de Dieu a désigné de diverses manières le premier jour de la semaine, quoiqu'il n'ait pas imposé ce jour d'une manière contraire à l'esprit de l'économie Ce jour-là le Seigneur étant ressuscité selon sa promesse, il paraît au milieu de ses disciples rassemblés d'après sa parole. Le môme fait se reproduit à pareil jour, la semaine suivante. Dans les ActeSf ce même jour est signalé comme celui où l'on s'assemblait pour rompre le pain. Dails la première aux Corinth» XVI, les chrétiens sont exhortés h mettre à part chaque premier jour de la semaine, ce qu'ils pourront assembler suivant leur prospérité. Dans V Apocalypse , ce jour est positivement appelé le jour du Seigneur, c'esl-à-dire , que le Saint-Esprit le désigne d'une manière directe, en l'appelant d'un nom distinctif.

Je sais bien qu'on a voulu nous persuader que , dans ce passage, il s'agit d'être en esprit dans le milieu ium. Mais il y a deux objections pércmptoires contre cette interprétation.

Premièrement , le texte grec ne dit rien de pareil , il exprinae tout autre chose ; l'épithète qu'il emploie est celle employée pour la Cène, et elle. peut être traduite par seigneurial ou dominical : la cènc'dominicale, le jour dominical* Qui peut douter du sens d'une telle expression, et se refuser à admettre que le premier jour de la semaine a été distingué des autres (de môme que la Gène a été distinguée des autres repas), pour être, non point un Sabbat imposé, mais bien un jour privilégié ? En second lieu, le raisonnement dirigé contre cette opinion repose sur ,une idée totalement fausse, car il

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sons la fête, non avec le levain. » En effet, qui est nécessaire pour le Sabbat , pour le repo de Dieu , c'est bien le sacrifice de Christ, de même que la pureté (l'absence de levain) parfaite en lai et accomplie en nous, en tant que nous possédons Christ comme notre vie. C'est ainsi qu'au -XVIe de V Exode, nous avons vu la manne mise en rapport avec le Sabbat.

n'y a qu'une portion minime de VApocalypse qui parle d millénium. Le livre presque tout entier s'occupe de ce qui précède cette époque. W n'est nullement question de celledans l'endroit en particulier où se trouve l'expression don on se prévaut, et qui se réfère aux Églises existantes, quel que fût d'ailleurs leur caractère prophétique.

Ainsi donc, si nous nous en tenons à la Parole de Dieu, nous sommes obligés de reconnaître que le premier jour de la semaine se distingue de ceux qui le suivent, comme étant le jour du Seigneur. Aussi, sommes -nous tenus de dire, si nous voulons maintenir l'autorité du Fils de l'Homme, qu'il est supérieur au Sabbat, Seigneur du Sabbal.

De sorte qu'en maintenant l'autorité du Sabbat juif comme tel, on risque de nier l'autorité, la dignité et les droits du Seigneur Jésus lui-môme.

Plus on sent l'importance du Sabbat du septième jour, plus on sentira combien il est important de considérer que ce n'est plus le septième, mais le premier, qui a des privilèges pour nous. Prenons garde, d'un autre côté, de ne pas affoiblir la pensée du repos de Dieu, pas seulement de l'homme ; pensée qui plane sur toute la révélation des relations de Dieu avec l'homme, parce que nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. Le repos pour nous est le repos des travaux spirituels au milieu du mal ; ce n*est pas seulement se reposer du péché. Nous en jouissons avec celui dont nous sommes les collaborateurs , et qui a dit : a Mon père tnivaillejusqu'k maintenant, elîe\Yas^\\\e^M&%v. ^

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