CHAPITRE XXIfl
L'absence de levain représentait la perfection 3e la personne de Christ vivant sur la terre , en Qdême temps que la marche sur la terre de celui qui participe à sa vie. Le sacrifice de Christ et la pureté de Christ mettent en état de participer au repos de Dieu : après^ cela vient la puissance nécessaire pour le glorifier sur la terre.
Les prémices , c'est la résurrection de Christ le lendemain du Sabbat , le premier jour de la semaine. C'est le commencement de la moisson, recueiUie par la puissance de Dieu en dehors de la vie naturelle du monde. Quoi que ce soit de • la moisson ne pouvait être touché auparavant. C'était le commencement , le premier-né d'entre les morts. Avec ces prémices étaient offerts des sacrifices de bonne odeur , mais aucun pour le péché. Il est clair qu'il n'en était pas besoin. Les prémices, c'est Christ offert à Dieu, parfaitement pur , tournoyé en sa présence , placé pleinement devant ses yeux pour nous, comme ressuscité d'entre les morts.
En rapport avec les prémices vient l'offrande des gâteaux, à la fin des sept semaines. Ici, ce n'est plus Christ; ce sont les siens, les prémices de ses créatures , mais ils sont envisagés comme étant sur la terre.. Le levain se trouve dans les pains qjii sont présentés; c'est pourquoi, bien qu'ils fussent offerts à Dieu , ils n'étaient pas -1 brûlés en bonne odeur. ( Lév. II, tï.'^M.m w^
i 88 LÉVITIQUE
eux était offert un sacrifice pour le péché , qui répondait par son efficace au levain contenu dans l'offrande . Cette fête était suivie d'un long espace de temps, qui n'était interrompu par aucune nouvelle manifestation des voies de Dieu. Seulement il était défendu de cueillir, à l'époque de la moisson, ce qui se trouvait aux coins des champs. II devait en résulter qu'une partie du bon grain était laissée dans le champ, pendant que la moisson était dans le grenier; mais ce n'était point pour qu'elle fût perdue. Cela concernait ceux qui ne jouissaient pas des richesses du peuple de Dieu , mais qui étaient appelés à participer par une grâce exceptionnelle à la provision que Dieu avait faite pour ce peuple , à l'abondance qu'il lui avait annoncée. C'est ce qui arrivera à la fin de ce siècle.
L'œuvre de la Pentecôte une fois terminée, une autre série d'événements commence. La trompette sonne. (Comp. Ps. LXXXI et Nomb. X, 3-10.) C'est le renouvellenient de la bénédiction et de la splendeur du peuple convoqué en assemblée devant l'Éternel. Ce n'est pas encore la joie rétablie ; mais au moins un reflet de la gloire de Dieu est offert aux yeux d'Israël. Dieu convoque l'assemblée pour y rétablir sa gloire.
Mais Israël doit du moins sentir sa faute , et dans la fête solennelle qui suit , l'affliction du peuple se lie au sacrifice du jour des propitiâtions. Israël regardera à celui qu'il a çercé et se lamen-