CHAPITRE XXV
tenant le vase de ces promesses ; c'est ce qui est enseigné doctrinalement , iîom. XI. DansJÉ^^ï^ LIV, nous voyons que les croyants sont attribués à Jérusalem en grâce, lors même qu'elle était yeuve.
Extérieurement, le jugement de retranchement et de mort sans miséricorde est exécuté contre celui qui avait maudit le nom de TÉternel.' C'est ce qui est arrivé à Israël selon le gouvernement public de Dieu.
Dans le chap. XXV, ce n'est pas te peuple Seulement, mais la terre elle-même que le Seigneur tient pour sienne. Elle doit jouir du repos de Dieu, et, en outre, celui qui avait perdu son héritage sur cette terre , devait le retrouver dans le temps ordonné selon les conseils de Dieu. Au moment où la trompette du jubilé se ferait entendre , Dieu remettrait chacun dans sa possession , selon ses droits à Lui, l'Éternel, car le pays Lui appartenait. Les personnes aussi seront libres alors , puisque les enfants d'Israël senties serviteurs de Dieu. Il n'en devait pas être ainsi de ceux qui ne faisaient point partie du peuple de Dieu ; mais , bien qu'Israël se soit vendu à l'étranger, celui qui s'est fait son proche parent l'a racheté d*entre ses mains. Et lors même qu'Israël n'en profite pas avant le jour du jubilé , ce jour-là l'affranchira , quelle que soit la puissance de ceux qui le retiennent captif.
Le chap. XXVI nous offre un touchant tabk des voies de Dieu agissant en patience et en et timent. Que si Israël , après s'être écarté des coi mandements de Dieu, venait à reconnaître sa fapl Dieu se souviendrait de Falliance avec les père Abraham , Isaac et Jacob, ,et de laterre.dont allait mettre le peuple en possession ; 11 se sa viendrait également de Talliance faite avec les ancêtres sous son nom de l'Éternel , au morne de leur sortie d'Egypte. En effet, lorsqu'il acc-O! plira la restauration d'Israël , Dieu prendra c deux noms , savoir : celui de Tout-Puissant ei ployé dans ses relations avec les pères , et cal de l'Éternel dont II s'est revêtu dans ses relatio avec le peuple , en tant qu'il l'a mis à part po Lui appartenir en propre quand II l'a fait sor d'Egypte.
Le dernier chapitre traite des droits et d ordonnances de Dieu , sur tout ce qui conoer les choses qui Lui sont vouées par l'intermédiai de la sacrificature. Ceci se rapporte au sujet ( la sacrificature , mais renferme cependant un se plus étendu , je n'en doute point.
Il s'agit de celui qui s'est voué à Dieu et de terre qui appartient à Dieu ; dès droits d'Isra qui n'avait pas la propriété de la terre et du fi qu'il Ta vendue à d'autres. Pour ce qui concen Christ, il s'est offert à Dieu sans tache ; il a c estimé peu de chose. Israël appartenait de dm
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à l'Éternel. Il jouissait du pays , envisagé comme terre d'Emmanuel ( Ésdie VIII), sans en être le ird propriétaire , et ne pouvait l'engager que jus- "fi'aii jubilé. Alors le pays de noblesse retournera i celui à qui il appartient de droit. Si Ton envisage Israël comme le possesseur qui Ta reçue en don de la part de Dieu , et ne Ta pas rachetée , après ravoir vendue à l'étranger , quand le jubilé anrivera elle sera absolument à TÉternel ; lesacrifieateur la possédera, elle sera entièrement au j Seigneur dans la force de sa gloire. Dans le XI^ deZacharie, l'estime qu'Israël a faite de Jésus 'est exprimée par ces mots : «Jette-les pour un potier, ce prix honorable auquel j'ai été estimé par eux.» -
le me borne à indiquer le principe contenu dans ce chapitre , sans vouloir entrer dans les détails d'application dont il est susceptible. Le principe est ce qui est important pour comprendre le but de Dfeu dans le cas où une personne se voue , et dans la question du retour de la terre à son possesseur primitif, au jour du jubilé, ce jour où Dieu rentrera enfin dans ses droits sur la terre d'Israël , et y introduira ceux auxquels II a conféré ! des droits sur elle .
Aussi est-il à remarquer que le jugement est rendu par le sacrificateur ; mais, bien que le jugement soit attribué au sacrificateur, l'appréciation est attribuée au roi en Jesçurun (le droiturier). Il
est donné de connaître par qui et en quel tère cette appréciation doit être faite. Elle selon le discernement , la grâce et les droits dotaux, c'est-à-dire qu'elle est faite par sacrificateur; mais c'est Christ roi en Isr ordonnera tout cela.
Les Nombres
Le Lévitique renferme la révélation de Dieu siégeant sur le trône, où II se place pour que le peuple s'approche de Lui ; celle de la sacriflcature admise auprès du trône, autant que les hommes pouvaient y avoir accès , et enfin la promulgation des ordonnances relatives à ces deux grands faits, en ce qui concernait la généralité du peuple. Dans les Nombres j nous trouvons le service et la marche du peuple, et par conséquent ce qui se rapporte aux Lévites, et la traversée du désert.. Or, comme le Lévitique finissait par des règlements et des avertissements relatifs à la possession de la terre , et cela eu égard aux droits de Dieu et conséquemment aux droits de son peuple, le livre des Nombres est amené à nous parler de rentrée du peuple dans la terre à la fin de la traversée du désert, et de la grâce qui avait pour effet de jnstiGer le peuple malgré ses \iiMè\\\èi^ ,
La première chose que nous voyons, c'est que Dieu compte son peuple , en fait le dénombrement exact et le range, une fois qull Ta reconnu, autour (le son Tabernacle ; douce pensée que d'être ainsi reconnus et^ placés autour de Dieu ■ lui-même !
Trois tribus rangées de chaque côté du parvis, gardaient le Tabernacle de TÉternel. Lévi seul était e^^cepté, pour être consacré au service de Dieu. Aussi campait-il selon ses familles immédiatement autour du parvis. En face de l'entrée par où Ton s'approchait de Dieu, étaient placés Moïse, Aaron et les sacrificateurs. Les plus petites choses dans la Parole méritent attention. Le Ps. LXXX s'explique en entier par la position des tribus. L'esprit du Psalmiste demande, dans les derniers jours de la désolation d'Israël^ que Dieu les mène et qull manifeste sa puissance comme II Ta manifestée dans la- traversée du désert , la puissance de sa présence sur l'Arche du témoignage, ainsi qu'il l'a fait éclater lorsqu'on disait, au moment où Israël se mettait en route : « Lèvc^toi, Éternel, et que tes ennemis soient dispersés. » Éphraïm, Benjamin etManassé étaient les trois tribus les plus rapprochées de l'Arche dans le camp d'Israël ; c'est pourquoi il est dit au second verset du Psaume : « Devant Éphraïm, Benjamin et Manassé. »
Dans la marche , l'ordre donné était que le