‹ Études sur la paroleChapitre 80 sur 126 · CHAPITRE It · texte numérisé non relu

CHAPITRE It

le tout fût garanti du mal. Cette protection extérieure est toujours nécessaire pour tout autre que pour la personne de Christ. Christ était assurément à Tabri du mal, mais c'était d'une manière intérieure et plus profonde. Ce qui était céleste paraissait en lui à vue d'œil, pour celui qui avait des yeux pour voir. Le second Adam était le Seigneur venant du Ciel. Pour nous,.nous avons au dedans de nous ce qui est céleste; mais il nous faut le bien garder, par une vigilance qiii ait plus de retenue, et qui soit en rapport avec le mal que nous traversons et dont il nous importe de nous garantir. Aussi Christ , dans ses rapports avec le gouvernement du monde en Israël , dans le siècle à venir, revêtira-t-il en principe ce qui est ici représenté par les peaux de taissons, qui dans le cas de TArche étaient en dedans. Il y aura en lui le caractère divin , puis le céleste, puis la perfection du gouvernement humain recouvert de Téclat de la gloire.

Après la Table de proposition venait le Chandelier couvert d'un drap de bleu (pourpre) et de peaux de taissons. C'était la perfection spirituelle de la lumière de l'Esprit; ce qui l'enveloppait était simplement céleste avec la couverture de peaux de taissons. Tous ses ustensiles revêtaient le mêpie caractère .

L'Autel des parfums, l'intercession spirituelle, était couvert de la même manière . lô K\%^ à^\s.^

aux réflexions spirituelles du lecteur l'intelligenc des choses qui ont été expliquées dans leurs prio cipes. Il en était de même de tous les objets cm tenus. dans le Sanctuaire, car le Sanctuaire re présentait les lieux célestes.

Pour r Autel d'airain , c'était autre chose. S couverture était un drap écarlate, la couleur royalj» Si nous souffrons, nous régnerons. La croix et 1; couronne sont corrélatives sur la terre et dans l ciel. Ainsi en fut-il de Christ, le roi des Jmfs comme le portait Técriteau sur la croix, et le trôni même de Dieu répondait à ses souffrances, en tan qu'il était l'holocauste offert selon la puissance d l'Esprit éternel agissant dans l'homme selon Texi gence de la majesté divine*. Mais ce qui étai ainsi couronné, c'était la perfection même; ce qu

1 La comparaison des Ps. XIX , XX , XXl , XXII est son ce rapport de tout intérêt. Le XIX® contient les témoignage de la création et de la loi ; le XX® présente le Messie en souf franco , mais extérieurement , en sorte que Thomme peu s'intéresser à lui ; le XXl®, le Messie élevé , et par consé quent la vengeance frappant ses ennemis qui l'avaient rejeté le XXII®, sa souffrance sous l'abandon de Dieu lui-même Christ seul peut l'exprimer, tandis que dans les Ps. XX e XXI, le résidu juif'parlait de ses souffrances .extérieures. El rapport avec la souffrance attachée à l'abandon de Dieu , i n'y a point de vengeance, car c'était l'expiation ; mais seulement de la bénédiction que la bouche du Sauveur annonce et à laquelle il répond lui-même en louange au milieu dei siens. Cette bénédiction s'étend jusqu'aux bouts de la terr< pendant le millénium.

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