CHAPITRE X
effet, en pratique, le témoignage de Dieu rassemble son peuple autour de Lui et le fait marcher en avant. Le témoignage de Dieu était le signe de son intervention, en même temps qu'il avait pour résultat de la produire. Ainsi, les sacrificateurs qui devaient en communion avec leur chef être dans Tintimité des pensées de Dieu, sonnaient quand le cas se présentait. Tout se faisait ainsi selon la communion avec Dieu dans son- sanctuaire. Après rintroduction du peuple dans le pays, si la guerre survenait, on sonnait avec un retentissement bruyant ; on proclamait le témoignage de Dieu, sans s'effrayer ; et Dieu se souvenait de son peuple, Il intervenait. De même, nous n'avons jamais à craindre l'attaque de l'ennemi ; au lieu de nous laisser effrayer, rendons un témoignage fidèle, auquel Dieu a promis de faire intervenir sd. puissance. Ne craignons pas.
On se servait aussi des trompettes dans les fêtes solennelles, car le témoignage et le mémorial de Dieu font la joie de son peuple rassemblé.
Enfin, le peuple est appelé à faire sa première traite. L'ordre suivi dans la marche diffère de celui qui avait été prescrit, en ceci que le Tabernacle avec ses courtines allait après les trois premières tribus, pour qu'il pût être dressé pour recevoir l'Arche ; celle-ci suivait la seconde division. Aussi, Dieu se montre-t-11 en grâce en dehors de tout l'ordre qu'il avait presctvl , Çi^\ ^'^^'^v»
l'Arche elle-même qui précède tout le camp. Moïse avait demandé à un enfant du désert de leur servir d'yeux ; mais ce que l'homme ne se soucie pas de faire, Dieu lui-même le prend à sa charge. Il sort de la place qu'il avait prise au milieu des tribus pour y être gardé, et se fait en quelque sorte leur serviteur, cherchant un lieu .où elles pussent se reposer dans ce chemin inconnu. Ce n'était point Canaan, mais un lieu dans le désert où l'Éternel faisait le chemin de trois jours. Beau tableau de la grâce tendre et précieuse de Celui qui ne manque pas, s'il nous fait traverser le désert pour notre bien, de s'y trouver avec nous, et qui a soin, en mettant ses brebis dehors , de marcher devant elles et de les soulager par son amour. Puissant chef de son peuple dans le chemin. Il est sa joie et sa gloire, lorsqu'il revient se reposer au milieu de lui.
Nous sommes" amenés maintenant à diriger nos regards d'un autre côté et à voir la conduite du peuple dans le désert ; et , hélas ! qu'est-ce , sinon l'histoire de l'infidélité et de la rébeUion? Ajoutons néanmoins que c'est aussi celle du support et de la grâce de Dieu. C'est un tableau infiniment humiliant et instructif. Nous repasserons brièvement les différentes formes d'incrédulité qui nous sont ici présentées.
La première chose que nous trouvons après la douce manifestation de l'amour de Dieu , ce