‹ Études sur la paroleChapitre 88 sur 126 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

dans le désert selon leur souhait ; les fidèles et les enfants seront seuls introduits ; mais ce ne sera pas sans subir dans leurs marches les^ conséquences de Tinfidélité de la masse. Toutefois, ils auront bien d'autres espérances et bien d'autres consolations. L'intercession de Moise a pour effet d'obtenir que Dieu épargne le peuple ; mais voici sa déclaration : Il sera glorifié en jugement sur le peuple rebelle qui méprise les promesses , et la terre sera ainsi remplie de sa gloire. Moïse ici en appelle à la révélation du nom de l'Éternel, sur le pied duquel II gouverne le peuple , et non aux promesses faites aux Pères , et la réponse qui lui est faite est en rapport avec ce nom. Caleb préfigure le résidu fidèle. Josué n'est pas nommé, oar il représente Christ introduisant' le peuple dans la terre de promesse.

Après les quarante ans passés dans le désert , ^aleb a dû vaincre nom par nom les mêmes personnes qui avaient jeté l'effroi dans Tâme des espions. Le manque de foi ne fait pas éviter les difficultés au cas où l'on doit jouir des effets de la promesse. Enfin , quand on a jugé la folie de l'incrédulité et qu'on en voit les conséquences , il ne vaut rien de prendre conseil de celles-ci pour entreprendre une œuvre. Dieu n'est pas avec nous, et, si l'on veut monter, on trouve l'ennemi, tel que l'a fait notre incrédulité.

Il est parfaitement beau de voir avx cNva^. ^&N ,

qu'après toute celte incrédulité du peuple, quandl Dieu avait déclaré que la terre serait remplie de sa gloire par le retranchement de l'assemblée rebelle , et qu'on aurait pu supposer que le pays était perdu pour toujours^ l'Éternel rentre dans le calme parfait de ses conseils arrêtés d'avance et de son être immuable , et donne des instructions pour le temps où le peuple sera entré dans le pays qu'il lui a donné. Il est question des offrandes de justice qu'il est invité à Lui offrir' de franche volonté, et du vin de joie dont ces off fraudes devaient être accompagnées ; et comme c'est là la ^âce, l'amour de Dieu se répand au-delà d'Israël , et rapprochant l'étranger de son peuple, Il fait pour l'un et l'autre une même loi. Les prémices Lui appartiennent. Les péchés d'ignorance sont pardonnés moyennant le sacrifice exigé par la perfection des voies de Dieu. Le péché commis par présomption amène seul la ruine. Dieu ordonne que les robes soient bordées d une bande de pourpre , afin qu'on se souvienne de ses commandements , et qu'on soit innocent de ce qui rendrait profane. Lé principe céleste doit pénétrer dans les plus petits détails de la vie , dans ceux qui sont même le plus près de la terre , si nous voulons éviter les choses graves qui attirent le jugement de Dieu.

Jusqu'à présent nous n'avons pas vu l'apostasie finale qui amène le jugement au moment même où elle est accomplie.

GHAPITBE XVI 2^

L'introduction de Tétranger , dans ce chapitre, M de tout intérêt comme témoignage de grâce. Le chap. XYI contient la rébellion ouverte oontre Moïse, et la prétention de se passer d'Aaron. TDes chefs du peuple ont , à la vérité , pris part à <;ette rébellion; mais ils étaient entraînés par Tarnbition d'un homme qui remplissait les fonctions du ministère. Le Nouveau Testament, l'appelle la contradiction de Coré , et c'est à lui que Moïse s'adresse tout premièrement. Ce n'est pas toutefois la corruption du ministère même, comme nous le fait voir la distinction que fait Jude. La méclianceté naturelle est en Caïn ; la corruption religieuse en Balaam , qui prêchait l'erreur pour une récompense ; la contradiction qui fait périr , en Coré. Souvenons-nous que Jude traite des résultats et de la fin réservés à la corruption et aux corrupteurs du Christianisme. La contradiction de Coré, c'est un soulèvement contre l'autorité de Christ, et contre la nécessité * dé sa sacrificature; soulèvement excité par un homme qui, occupant la position de ministre , prétend qu'on peut s'approcher de Dieu sans cette sacrificature. Ruben était fils aîné d'Israël, et Coré était de la

^ C'est le mal ecclésiastique , pour ainsi dire ; mais , en fait de rébellion , le mal est allé plus loin. C'était la pré* tention d un lïiinistère à la- sacrificature. C'est là le mal que àignale Moïse, bien que Coré en ait fait approcher d'autres aussi. {Vers. 8-iO.)

famille la plus favorisée des Lévites. La tribu de Ruben et la famille de Coré étaient voisines.daffl le ^amp. Mais rien de ceci ne paraît danslfâ motifs qui les ont fait agir.

C'était , enfin , la rébellion ouverte et Taudacese posant en face de Dieu lui-même ; Dieu en a bientôt fini avec leurs prétentions, car qui est-ce qui s'est endurci contre Lui et a prospéré? Moïse en appelle à Lui. Dathan et Abiram se prévalent de Feffet de l'incrédulité de l'assemblée qui aurait pu déjà être en Canaan , pour en jeter le blâme sur Moïse. Quant à Coré , Moïse annonce que Dieu fera connaître quel est celui qui est saint et quel est celui qu'il a choisi. Coré et les deux cent cinquante principaux de l'assemblée sont consumés ; Dathan, Abiram et les leurs engloutis. Mais l'esprit de rébellion s'était emparé de l'assemblée. Maintenant la sacrificature et l'intercession d'Aaron sont mises en évidence. Aaron avec un encensoir se place entre les vivants et les morts , et la plaie est arrêtée. Nous verrons l'importance de cette dernière remarque dans ce qui suit , et quel est le principe sur lequel seul , vu les péchés et la chair , Dieu peut faire traverser le désert à son peuple. C'est la sacrificature que les chefs avaient été amenés par Coré à mépriser ; mais c'est par la sacrificature que l'homme s'est le plus approché de Dieu. Moïse , en répondant à Coré , déclareque Dieu montrera qui II avait choisi dans ce but ;

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