CHAPITRE XVIII
choses Saintes leur étaient données à manger ; ce qui était un privilège spécial des sacrificateurs. Il en est de même pour nous : ce qu'il y a de précieux sous tous les rapports dans Toffrande de Christ, dans sa vie et dans sa mort, dans ce pain descendu du Ciel, contemplé dans sa vie de dé- >rouemcnt et de grâce ici-bas, et dans sa mort pour nous , tout cela est la viande et la nourriture de nos âmes, dans cette communion avec Dieu où iious nous tenons dans notre sacrificature. Il n'y a que les sacrificateurs qui mangent les choses saintes, et ils les mangent dans un lieu saint. Ce n'est que dans le sentiment de la présence de Dieu et sous l'efficace de cette huile qui ne se verse pas sur la chair, qu'on peut vraiment réahser ce qui est précieux dans l'œuvre de Christ.
Le verset 10 du chap. XVIII présente quelque chose de très-remarquable, car ce qui est dit ici et nulle autre part, c'est qu'ils devaient les manger dans le lieu très-saint, le Saint des Saints. Il n'y a pas de difficulté dans les termes. J'ai quelquefois pensé que cela pourrait dire d'entre les choses très-saintes. Mais si ce n'est pas cela, le sens est bien dans le Saint des Saints , et ne se rapporte qu'à l'antitype, savoir, que c'est dans la pensée et devant le trône du Dieu souverain lui-môme, que nous ppuvons réellement nous nourrir de cette précieuse viande. Historiquement les sacrificateurs n'y étaient pas; ils élaienl C;e;W^èiS^ ^Xx^^y^-^^ dans le sanctuaire de Dieu.
Il y avait des choses qui appartenaient bien ^ la famille sacerdotale, mais qui n'étaient pas pro- — prement mangées dans le caractère du sacrificateur^ telles que des offrandes élevées , des offrande tourpoyées ; les filles en mangeaient comme le fils. Tout ce qui était net dans la maison pouyai y participer. Ainsi, dans les joies des enfants d Dieu, il y en a qui leur appartiennent en famille. On jouit des bénédictions qui nous sont accordées, et de tout ce qui est offert par Thomme à Dieu. C'est une joie pour lame. Tout ce que fait l'Esprit^ de Christ, même dans ses membres, à la gloire d^ Dieu, et encore plus ce qu'il fait en Christ lui^ même, est la nourriture de lame des gens deja. maison de Dieu et les fortifie. Ces prémices, tout le meilleur du moût et du froment, n'est-ce pas que nos âmes en jouissent -r- des premiers fruits de cette belle récolte de Dieu , du produit de sa semence sur le terrain de son élection? Oui, nous en jouissons en y pensant. Mais les sacrifices pour le péché, pour le délit, les gâteaux, tout ce en quoi nous prenons part en esprit à l'œuvre profonde dé Christ, ne se mange que dans le caractère et dans l'esprit de sacrificateur. Il faut entrer, selon l'efficace de cette œuvre de Christ, et dans l'esprit dans lequel il se présente luimôme à la suite de son sacrifice, mû de son amour parfait, en la présence du Très-Saint ; il faut par- . tjcjper aux affections d'amour, de dévouement,