‹ Études sur la paroleChapitre 95 sur 126 · CHAPITRE XXllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXllI

et de la joie du rachat au commencement de sa course. Mais, à la fin, lorsque toutes les infidélités du peuple ont été manifestées après que le Seigneur Ta amené à Lui, Satan peut-il alors réussir? Non. Lorsque Moïse , dans ces mêmes plaines , a lieu de dire , eu égard à leur conduite envers Dieu : «Vous avez été un peuple pervers et rebelle depuis le jour que je vous ai connus » (et , en effet , ils avaient été excessivement revêches, un peuple de col on ne peut plus raide; ne le connaissonsnous pas?). Eh bien ! Dieu dit, par la bouche de Balaam , témoin involontaire de la vérité : « Il n'a point vu d'iniquité en Jacob , ni de perversité en ïsraël. » Quelle merveilleuse grâce! Quelle perfection des voies de Dieu ! Dieu voit bien ; Il ne se trompe pas ; Il dit la vérité selon la perfection de son intelligence infinie ; et c'est parce qu'elle est infinie , qu'il ne peut voir d'iniquité dans le peuple racheté. Comment en verrait-Il dans ceux (jui sont lavés dans le sang de l'agneau? Aussi Dieu ne le veut-Il pas. Entre Lui et le peuple, Il rerra tout. Il prendra connaissance de tout; mais orsqu'il s'agit de l'accusateur, il s'agit de la jusice. Dieu ne voit que ceci : que, selon les con- ;eils de sa grâce , Il a donné une rançon ; l'ex- )iation des péchés de son peuple a été faite. Il ne lourrait voir ces péchés en justice. La bouche le l'accusateur doit donc confesser qu'il n'y en a >as , et qu'il n'y pas de puissance de VexvaôŒLv ontre Jacob.

Balaam était un triste personnage ; forcé de voir de loin la bénédiction de Dieu sur son peu- pie , de près il ne voit que le chemin de Terreur dans lequel il veut Tentraîner , pour que cette bénédiction soit (si cela se pouvait) impossible. On ne peut s'imaginer une plus grande iniquité. Nous dirons quelques mots sur son caractère typique. Venons-en à l'histoire. Balac le cherche. Balaam veut interroger l'Éternel, soit par crainte instinctive, soit pour attacher l'importance du nom de rÉternel à ce qu'il fait.

Effectivement, Dieu intervient et même le prévient; c'est lui qui va vers Balaam. Quoi qu'il en soit. Il prend la chose en main, et II a de Tascendant sur l'esprit inique de Balaam , malgré lui ; car Balaam n'entre nullement dans la pensée de Dieu. Dieu avait dit : Tu n'iras pas, il est béni. Quelle est sa réponse? L'Éternel a refusé de me laisser aller. Il aurait bien voulu, son cœur était tourné vers la récompense de Balac; mais il craint-devant Dieu. La bénédiction du peuple n'entre pas dans sa pensée ; la générosité de la grâce lui est entièrement étrangère. Aussi>, lorsque la tentation se -renouvelle , il dit bien qu'il ne peut pas transgresser le commandement de l'Éternel son Dieu ; il fait le pieux, et en réalité il n'était pas entièrement dépourvu de sincérité, car Dieu le tenait dd près ; aussi permettait-il tout ceci; mais, en même temps, Ba/aam engage les ew\o^ésdeBalacà rester

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