C. — Ptat vacuolaire. — Altération vésiculeuse
L’altération vésiculeuse des cellules du rein n’est pas difficile à observer : on la rencontre dans les néphrites aiguës, aussi bien que dans les néphrites chroniques, moins fréquemment, à la vérité, dans ces dernières. Mais nous l'avons trop souvent constatée, même dans les néphrites interstitielles, pour qu'il nous soit possible de ne plus la mettre en doute; M. Hortolès suppose que l’état vésiculeux ou l’état vacuolaire est la conséquence de l'emploi de certains réactifs, et en particulier du traumatisme produit par l’acide osmique sur le corps de la cellule. Il admet que les cellules du rein ‘ sont contractiles et que le protoplasma, en revenant sur lui-même, laisse échapper une partie de son contenu sous forme de gouttelettes liquides. L'expérience qu'il rapporte dans sa monographie nous semble démonstrative, mais elle ne nous parait pas applicable à la pathologie humaine. Voici d’ailleurs en quoi elle consiste :
« Si l’on observe, dit-il, une coupe mince de substance corticale du chien, montée dans la chambre humide et à air dans son propre plasma, on distingue tout d’abord la division de la base des cellules des tubes contournées en bâtonnets brillants et homogènes, tous parallèles entre eux et à la hauteur de l'élément. Bientôt le tissu rénal meurt, et au moment où on voit apparaître, comme signe certain de la mort, le noyau au sein de chacune des cellules épithéliales, on voit aussi la striation basilaire se troubler, les bâtonnets se réduire en grains brillants, et en même temps la cellule se rétracter en expulsant dans la lumière du tube une ou plusieurs boules sarcodiques. Il semble que cette cellule revienne sur elle-même et écrase son propre tissu sous l'influence de la rigidité cadavérique qui se produit. Ce résultat s'observe constamment quand le rein meurt dans une solution qui rétracte les éléments en les coagulant.
« Pour que les lumières des tubes contournés ne soient pas
1. Les cellules du rein peuvent être assimilées à celles des premiers canaux excréteurs des glandes salivaires (Renaut, Hortolès).