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ÉTAT VACUOLAIRE DES CELLULES DES TUBES CONTOURNÉS

envahies par de nombreuses boules sarcodiques, et que l’épithélium strié ne se creuse pas de vacuoles qui lui donnent l'aspect d'un revêtement formé par des cellules caliciformes, il est nécessaire de fixer de très petits morceaux de parenchyme rénal instantanément dans leur forme par les vapeurs d'acide osmique, c'est-à-dire par un réactif dont l’agent coagulant exerce son action directement sans l'intermédiaire d’un véhicule aqueux.

« Les boules sarcodiques s’amassent dans la lumière des tubes contournés, et y confluent de manière à y former un moule hyalin, festonné sur les bords à la façon des caillots de lymphe. De pareils caillots ont été décrits par M. Cornil (Journal d'Anatomie, 1879), et considérés par cet auteur comme consStituant l'origine des cylindres colloïdes dans certaines formes de néphrites; nous ferons remarquer ici combien semblable interprétation doit être entourée de réserves. Avant de dire que les cellules des tubes contournés sécrètent, dans la maladie de Bright, la matière qui forme les cylindres colloïdes, il eut été nécessaire de constater que sur le rein, examiné à l’état frais et pour ainsi dire encore vivant, de pareils moules existent, et ne sont pas le simple résultat de phénomènes cadavériques, puisque nous venons de voir que l’épithélium strié de tout rein, même normal, qui meurt lentement, soit sur le cadavre, soit dans une solution coagulante quelconque, revient sur luimême, et remplit la lumière des tubes de boules sarcodiques conglomérées sous forme de cylindres hyalins. »

Cette expérience faite sur le rein du chien nous à paru intéressante à reproduire, et nous l’acceptons sans réserve aucune. Mais sur le rein de l’homme, vingt-quatre ou trente-six heures après la mort, quel que soit le réactif employé (acide osmique, alcool absolu, bichromates), il est impossible, dans la majorité des cas, de produire l’état vacuolaire ou même vésiculeux. Il en résulte que lorsque cet état se produit d’une façon constante et sous l'influence de n'importe quel réactif, il doit correspondre à une modification particulière du protoplasma. En outre, les produits de sécrétion ou de transsudation sont en telle abondance dans les tubes dilatés qu’ils ne proviennent certainement pas d’une contraction de l'épithélium.

En quoi consiste cette lésion? Elle est représentée sur plusieurs figures : 1, 2, 5, 4, planche IL, et 1, 2, 3, planche IIT.

Explication de la planche II.

ALTÉRATIONS DES CELLULES ÉPITHÉLIALES DES TUBES CONTOURNÉS

Les figures 1, 2, 3, 4 se rapportent à la même observation. État vacuolaire des cellules dans un cas de néphrite diffuse aiguë. — Fusion des celtules entre elles. Exsudats intratutbulaires.

Fia. 1. — Section d'une partie de la substance corticale du rein. Le dessin est fait à un grossissement de 180 diamètres, obj. 3 de Vérick — oc. 2 tube élevé. Les tubes urinifères sont tous dilatés dans ce dessin. Ils contiennent dans leur lumière très agrandie des globules rouges du sang, a, 4, et des boules sphériques b, 6, b, b', soit transparentes, soit granuleuses, formées par une substance protéique. ; } La plupart des cellules épithéliales des tubuli contorti qui sont représentées dans cette figure », m, offrent à considérer des cavités c,c,d, d, creusées dans leur protoplasme, cavités qui sont habituellement remplies de boules de {substance protéique. | Ces cavités s'ouvrent sans la lumière des tubuli et, sur certaines sections, comme en e, la cavité est ouverte du côté de la lumière du tube. n, noyau des cellules.

s, tissu conjonctif et parois propres des tubuli qui les séparent les uns des autres.

v, Vaisseaux sanguins situés dans ces cloisons et contenant des globules rouges.

En Pr voit un canalicule qui contient plusieurs fragments noircis par l'acide osmique, qui ne sont autres que des cylindres hyalins. Les cellules »’ de ce tube ne sont pas altérées.

FiG. 2, — Examen à un plus fort grossissement (350 diamètres) d'une préparation du même rein.

a, cellules formant le revêtement d'un tube contourné et montrant leurs noyaux » et les cavités ou vacuoles b,b, creusées dans leur protoplasma.

c,c’,d, boules et gouttelettes transparentes sorties des cellules.

p, paroi hyaline du tube urinifère; v, vaisseau capillaire sanguin.

Fi. 3. — Cellules du revêtement d'un tube contourné.

m, protoplasma des cellules; 7, leurs noyaux; a, parties du protoplama cellulaire qui limitent les cavités ou vacuoles creusées dans les cellules. Ces vacuoles contiennent bien nettement dans leur intérieur une substance granuleuse solidifiée par l'acide osmique b, 6, b; p, paroi ou membrane hyaline propre du tube; e, vaisseaux capillaires remplis de globules rouges g.

Fic. 4. — Deux cellules isolées de l’épithélium des tubes contourés vues à un grossissement de 400 diamètres; p, protoplasma cellulaire; #, noyaux; n vacuole creusée dans l’une d'elles; l’autre cellule présente deux vacuoles €, c'. Dans la vacuole c on voit une substance grenue qui y est contenue,

Felix Alcan Editeur,

Ancienne Librairie Germer Baïllière & C!°

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