‹ Études sur la pathologie du reinChapitre 27 sur 94 · AVEC DÉSINTÉGRATION CELLULAIRE PARTIELLE · texte numérisé non relu

AVEC DÉSINTÉGRATION CELLULAIRE PARTIELLE

Les tigures 1, 2, 3 se rapportent à une observation de néphrite diffuse chronique (goutte).

Fic. 4. — Section transversale d'un tube contourné. a, cellules à peu près normales ; a”, cellule sphérique contenant trois vacuoles d, et un noyau 7.

Les cellules représentées en 6 et #’ ont un volume de 3 à 40 fois plus considérable que la cellule a. — La cellule 4’ contient deux noyaux; 0,r, granulations protéiques contenues dans l'intérieur des cellules; d’,d', vacuoles. Le contenu de ces cellules z se vide dans l’intérieur du tube.

Dans la lumière du tube en voit des gouttelettes claires, #1; colloïdes, 7; des granulations graisseuses, À; des globules rouges, g.

e, vaisseau contenant des globules rouges g'; s, paroi propre du tube; et, noyaux de cellules plates du tissu conjonctif rénal; {, cellules épithéliales également tuméfiées, appartenant à un tube urinifère voisin.

Fic. 2. — Section transversale d’un tube urinifère du même rein. s, paroi propre du tube. Toutes les cellules épithéliales qui le tapissent a, a, a’, sont très volumineuses. L'une d'elles, la cellule g, est en réalité gigantesque.

Elles possèdent des noyaux x, et leur protoplasma est rempli de granulations et de gouttelettes protéiques assez volumineuses 6, 6. Elles montrent aussi des granulations graisseuses très fines, colorées en noir par l'acide osmique. La lumière du tube est incomplètement remplie par des gouttelettes protéiques c. (Grossissement de 400 diamètres.)

Fi. 3. — Préparation du même rein.

Cette figure montre une portion de deux tubes urinifères dont les cellules sont considérables, dont la lumière est remplie de gouttelettes claires et opaques et de globules rouges.

u, cellule épithéliale ayant la forme d'un coin; a'a”, cellules épithéliales vues de champ, amincies et aplaties par la compression qu'exercent sur elles les cellules voisines c tuméfiées ; 6, noyaux des cellules aplaties.

Les cellules tuméfiées c, c'e’ contiennent une quantité considérable de granulations ou gouttelettes protéiques, qui sont versées par les cellules dans la lumière des tubes; e, e, gouttelettes plus ou moins claires hydropiques ; 0, boules contenant des granulations ; g, globules rouges du sang; m, substance colloïde amorphe interposée aux éléments précédents dans l'intérieur du tube; 4, globules rouges du sang contenus dans un vaisseau; s, paroi hyaline du tube, (Grossissement de 400 diamètres.)

Fic. 4. — Rein normal d'un cobaye.

Section longitudinale d’un tube contourné.

Les cellules implantées obliquement sur la paroi hyaline sont composées de deux substances, l’une a qui l’unit aux cellules voisines, et qui est homogène dense; l’autre à centrale granuleuse et dans laquelle se trouve le noyau 7; ÿ. globules rouges situés dans un capillaire intertubulaire.

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Felix Alcan Editeur,

F Ancienne Librairie Germer Bailliere & CI

tées n, des boules plus claires m, comme hydropiques, des noyaux de cellules reconnaissables à leur forme ovoïde, des granulations graisseuses k, et des globules rouges du sang g.

Nous venons d'analyser les lésions des cellules épithéliales d'aprèslafigure 1 dela plancheIV, quimontre d’une facon générale l’ensemble de leurs modifications, mais il y a une série d’autres

détails intéressants qui ont été représentés dans les figures 2 et 3 de la même planche et dans la figure 1 de la planche V.

Les figures 1, 2,3 de la planche IV sont dessinées au même grossissement de 400 diamètres. Les cellules épithéliales qui tapissent le tube de la figure ? sont toutes très volumineuses. La cellule dont la moitié seulement est représentée en g est, on le voit, de dimension colossale.

Les cellules représentées en a, a” (fig.3), en a’ (/ig. ?), sont cependant moins volumineuses, et elles ont des formes tout à fait spéciales. Les unes a (fig. 3) ont la forme d’un coin, les autres a” (fig. 3) ont la forme d'un clou avec sa tête. Ces cellules possèdent un noyau. Leur couleur, due à l’acide osmique, est plus foncée que celle de leurs congénères, parce que leurs oranulations sont plus rapprochées; elles sont vues de profil, et elles sont tassées par la compression que les cellules voisines très hypertrophiées exercent sur elles. Les cellules hypertrophiées, en effet, sont un peu claires, bien qu'elles possèdent une certaine quantité de granulations graisseuses, mais en même temps elles contiennent beaucoup de gouttelettes de substance protéique qui leur donnent une certaine transparence.

La figure 2, planche IX, représente des détails d’altérations cellulaires analogues à ceux que nous venons de décrire, mais moins accusés.

Le grand dessin d'ensemble, représenté à un grossissement de 350 diamètres dans la figure 1 de la planche V, montre à la fois une capsule de Bowmann g dont le glomérule n'est pas figuré, la coupe de tubes sinueux élargis À, k, avec leurs cellules et leur contenu, et plusieurs tubes droits 7, 4, 2, r. La plus grande partie des cellules épithéliales des tubes contournés est en voie de ramollissement destructif. Aussi ces cellules sont en général claires, bien que contenant une assez grande proportion de granulations graisseuses. Les unes, comme en a, ont conservé leur forme et sont intactes, d’autres volumineuses et

tuméfiées, sont remplies de granulations et de gouttelettes graisseuses et protéiques; elles forment une couche homogène le long de la paroi du tube, et ne laissent pas distinguer leurs limites. Quelques cellules sont distinctes et très hypertrophiées a. Enfin dans les cellules /, f’, le contenu cellulaire est tout à fait liquéfié et mème échappé en partie. Dans certaines parties des tubes, il ne reste des cellules que des masses granuleuses rondes, comme en «, ou des granulations disposées sans ordre. Le contenu de ces tubes sinueux consiste dans des boules de substance protéique & ou dans des amas ou globes plus noirs de substance colloïde d, d, d.

L'hypertrophie énorme des cellules des tubuli contorti, suivie de la désintégration de la cellule, est chose assez rare; nous ne l’avons rencontrée que dans cinq ou six observations, y comprise celle que nous venons de décrire.

Dans deux autres faits, il s'agissait de tuberculeux. Chez le premier, les deux reins étaient volumineux, blancs grisâtres ; chez le second, l’un des reins était transformé en cavernes tuberculeuses; l’autre présentait l'aspect des deux reins de la première observation et ne contenait d’ailleurs (chose importante à signaler en passant) aucun tubercule. L'examen histologique des reins montra que les tubuli contorti possédaient un revêtement cellulaire très comparable à celui qui est représenté figure 3, planche IV, c’est-à-dire que les cellules présentaient un volume considérable. Leurs bords étaient encore conservés; elles renfermaient un ou deux noyaux volumineux et une très grande quantité de gouttelettes transparentes. Cependant, dans la seconde observation, les gouttelettes étaient beaucoup plus réfringentes et absolument régulières; elles avaient à peu près la dimension des noyaux, mais se distinguaient facilement de ces derniers par leur aspect vitreux, et par l'absence de nucléoles. Certaines cellules étaient tellement remplies de ces gouttelettes transparentes que celles-ci se touchaient par leurs bords. L’acide osmique leur donnait une teinte brun foncé, et, sur les points où les cellules étaient rompues, on les retrouvait avec les mêmes caractères et la mème netteté de contour au milieu de la lumière des tubes.

Néanmoins dans ces deux faits, les figures se rapprochaient

beaucoup plus dela disposition représentée dans les figures 2et5, planche IV, que de la disposition dessinée dans la figure 1, planche V. Cette dernière altération est extrêmement rare, les cellules même hypertrophiées, chargées de gouttelettes pâles, ou réfringentes, présentent toujours une certaine cohésion; la désintégration complète et la diffluence absolue sont deux états exceptionnels.

Il est enfin des cas tout aussi démonstratifs que les précédents, où l'hypertrophie cellulaire est beaucoup plus simple. Nous pouvons prendre comme exemple deux faits d'hypertrophie cellulaire des tubuli contorti observés chez des diabétiques.

Les malades n'avaient présenté, pendant leur existence, aucun trouble sérieux des fonctions rénales, et pendant leur séjour à l'hôpital on n’avait pas constaté la présence d’albumine dans l'urine. A l’autopsie on trouva des reins assez volumineux, un peu plus pâles qu'à l’état normal, mais n'ayant aucunement l'aspect de ce que l’on observe à la période d'état des néphrites chroniques. La seule appellation qu'il était permis d'employer pour indiquer leur altération à l’œil nu, c'était celle d'hypertrophie simple.

Ils furent examinés par les procédés ordinaires et l’examen montra des lésions très comparables dans les deux cas.

Les cellules des tubuli contorti avaient conservé leur forme habituelle; elles présentaient une très grande régularité et une netteté de contours peu commune. Les séparations des cellules étaient comme taillées à l’emporte-pièce, et les extrémités libres. légèrement émoussées limitaient par leur réunion la lumière centrale des tubes contournés sous forme d’une ligne festonnée très régulière. Le protoplasma de ces cellules était brun foncé, renfermant un très grand nombre de granulations protéiques très serrées et très fines. Mais les gouttelettes albumineuses de gros volume, les boules hydropiques, les petites sphères réfringentes manquaient absolument. Aucune de ces cellules n’était en train de se rompre, toutes étaient complètes. Malgré leur hypertrophie et leur défaut de striation, elles étaient tellement régulières que l'on aurait pu les choisir comme types de cellules normales.

Quelques-unes cependant contenaient une petite rangée de granulations graisseuses disposées sur une seule ligne, mais en

Explication de la planche V.

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