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LÉSIONS DES PAROIS DES TUBES

Il faut encore, pour que cette dilatation s’étende jusqu'au glomérule et à sa capsule, et transforme les glomérules en cavités kystiques, que ceux-ci soient à peu près dans leur état normal.

Supposons en effet que le glomérule altéré laisse passer peu d'urine, la pression dans la portion du tube située au-dessous sera trop faible pour amener une distension considérable. Que pour une autre raison la capsule de Bowmann soit très épaissie et entourée par un tissu conjonctif dense qui soutienne sa paroi amorphe, elle ne se laissera pas distendre malgré une pression assez forte.

Or toutes ces conditions anatomiques se rencontrent dans les scléroses rénales et amènent des lésions secondaires différentes les unes des autres.

L'irrégularité de distribution du processus scléreux explique aussi qu'un tube puisse être atteint successivement sur plusieurs points de son parcours, et présenter l'aspect moniliforme.

Nous avons dit précédemment que la portion d'un tube située au-dessous d’un rétrécissement avait une certaine tendance à s’affaisser et à s’atrophier. La raison pathologique de ce fait est bien connue; on sait que dans les glandes tout tube qui ne fonctionne pas s’atrophie. L'application de ce principe à la pathologie du rein peut être fréquemment faite, et nous aurons occasion de le rappeler à différentes reprises !.

Que l’on suppose une maladie capable de déterminer l’altération presque exclusive de l’épithélium des tubes contournés, et qui agisse assez lentement pour que l'irritation du tissu conjonctif voisin soit légère. Au lieu de produire une dilatation des tubes sécréteurs, elle amènera une atrophie des épithéliums et un rétrécissement des tubes urinifères. Dans toute la portion située au-dessous, les tubes s’atrophieront également, depuis le glomérule jusqu’à la papille.

C'est là une altération particulière à la glande et qu'il était bon de signaler en passant, car elle simplifie d’une manière heureuse la pathogénie de certaines néphrites, et permet d’en comprendre l’évolution.

1. Nous verrons ultérieurement, en étudiant les altérations de détail de la cirrhose vasculaire, que les troubles mécaniques n’expliquent qu'incomplètement les lésions observées, et en particulier la formation des kystes.

Le rétrécissement total, et même l’atrophie complète des tubes urinifères, s’observent dans la compression du rein de dedans en dehors par la distension considérable du calice et des bassinets, et dans les diverses variétés de pyélo-néphrite. Il se joint presque toujours à cet état des altérations du tissu conjonctif que nous signalerons bientôt.

Dans les atrophies progressives, le rétrécissement des tubes peut être également complet.

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