‹ Études sur la pathologie du reinChapitre 55 sur 94 · LeBEDErr, in Virchow's Archiv., t. XCI, p · texte numérisé non relu

LeBEDErr, in Virchow's Archiv., t. XCI, p

Au niveau des tubes contournés, les cellules striées se présentent souvent creusées de vacuoles. Elles montrent, à leur surface libre, des gouttelettes homogènes sécrétées par elles qui s’en détachent pour devenir libres dans la lumière des tubes.

L’exsudat contenu dans les tubes est formé de gouttelettes homogènes ou d’un réticulum englobant des blocs hyalins. Dans les canalicules de Henle et dans les canaux droits on trouve des cylindres hyalins ; dans les tubes collecteurs, ces cylindres sont souvent granuleux. Le nombre des cylindres est en raison directe de la durée de l’intoxication et du degré de la lésion des cellules.

On produit aussi de l’'hémoglobinurie par l'injection de toluylendiamine, substance qui détermine en même temps, chez le chien, de l'ictère t.

Les altérations indiquées dans ces faits d’hémoglobinurie artificielle sont certainement comparables à celles des congestions rénales communes et des congestions d’origine paludéenne observées chez l’homme. Déjà, cependant, les lésions des cellules prennent une certaine importance ; il est probable d’ailleurs que certaines des substances injectées par Lebedeff doivent produire à la longue tout autre chose qu'une dissolution du sang, et agir directement sur le parenchyme rénal. La glycérine iodée et le chlorate de soude ne doivent pas être absous, avant démonstration complète, de toute action irritante. Néanmoins ces expériences sont très instructives et devaient être signalées.

L'hémorrhagie rénale ou hématurie est une terminaison où un accident possible de la congestion rénale arrivée à un certain degré. On ne trouve pas dans l'urine, comme précédemment, d'hémoglobine dissoute ou sous forme de granulations amorphes, mais un grand nombre de globules sanguins parfaitement reconnaissables à leur forme et à leurs réactions spéciales. On peut, en même temps qu'eux, trouver dans l'urine

À, Aranasstew, Uber Icterus und Hoëmoglobinurie, etc. in Zeitschrift für Klinische Medicin, t. VI, fasc. 4, 1883,

On trouvera également dans les Comptes rendus de la Société de médecine interne de Berlin (Semaine Médicale, 1883), une discussion sur l'hémoglobinurie et l’'hémoglobinhémie à laquelle ont pris part Litten, Liebreich, etc.

de véritables cylindres ou filaments fibrineux formés de fibrine pure englobant des cellules lymphatiques.

Sur les coupes du rein, on observe des tubes dilatés dans une grande partie de leur étendue par du sang en nature. L'hémorragie peut être assez abondante dans les tubes pour déterminer une pression excentrique qui aplatisse les épithéliums contre leur paroi.

Parrot a décrit dans les Archives de physiologie !, sous le nom de Zubulhématie rénale chez les nouveaux-nés, deux faits anatomo-pathologiques dans lesquels il a trouvé les tubes de la substance médullaire remplis par des globules sanguins disposés en colonnes creuses à leur partie centrale. Il considère cette altération comme absolument particulière et émet des äoutes sur sa nature et sur sa pathogénie. Après la lecture des deux observations qu’il donne et l'examen des planches qu'il joint à son mémoire, on ne peut rester dans le doute, on est certainement en présence d’une hémorrhagie rénale tout à fait analogue à celles que nous venons d'indiquer. Nous ne pensons pas qu'il faille attacher d'importance à cette disposition particulière des globules sanguins dans les tubes; c'est là un simple détail d'arrangement des hématies ; quant à la maladie causale, elle fut absolument méconnue; dans ces deux cas, les enfants avaient présenté une coloration bronzée de la peau, des accidents encéphalopathiques qui avaient amené la mort. Parrot suppose qu'il avait affaire à une dyscrasie primitive du sang (aglobulie et probablement aussi altération des globules rouges).

D. — Congestion rénale chronique (rein cardiaque).

La congestion passive prolongée du rein, sous l'influence des maladies du cœur mal compensées, provoquegénéralement, dans le parenchyme, des lésions plus profondes que la congestion simple. Dans ces dernières années, cette question a été, à diftérentes reprises, étudiée par les histologistes et les avis se sont partagés : les uns ne voulant voir dans les lésions rénales consécutives aux maladies du cœur autre chose qu’une congestion chronique simple, d'autres prétendant que la lésion rénale, en

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