‹ Études sur la pathologie du reinChapitre 60 sur 94 · Vupraw, journal l'Ecole de médecine · texte numérisé non relu

Vupraw, journal l'Ecole de médecine

incontestable des infarctus rénaux anémiques dès leur première période.

D'après M. Germont, Beckmann, en 1860, faisait remarquer qu'on n'avait constaté presque jamais la période hémorrhagique de l’infarctus du rein ; que presque toujours cet infarctus se présentait comme un coin fibrineux décoloré, et que, dès le début, l'infarctus apparaissait comme une région anémique du tissu rénal, limitée bientôt par l’ourlet rouge de la fluxion collatérale.

Talma ‘ insiste à son tour sur la confusion qui a été faite à plusieurs reprises entre les infarctus dits hémorrhagiques et les petites hémorrhagies que l’on rencontre parfois sur des reins pâles.

Prévost et Cotard? avaient également observé dans leurs recherches sur le ramollissement du cerveau, que les infarctus du rein, produits accidentellement dans leurs expériences, étaient primitivement anémiques, contrairement à ce qui a lieu pour la rate.

M. Vulpian professait, en 1875, que dans la plupart des organes, l’infarctus récent est congestionné, plus ou moins rouge sombre, que dans quelques organes, dans le rein surtout, la couleur de l’infarctus récent est pâle.

Dans la série des expériences qu’il a entreprises, M. Germont, en injectant directement dans l’artère rénale de la poudre de lycopode délayée dans l’eau, a toujours vu se produire des taches blanches, isolées, à contours irréguliers, persistantes, dont il a constaté les caractères à l’autopsie.

Lorsque l’animal était sacrifié au bout de un, deux ou plusieurs jours, les lésions histologiques correspondaient toujours aux taches blanches : mais il ne nie pas la possibilité des infarctus hémorrhagiques. On conçoit en effet que, si une embolie rénale se produit dans le cours d’une affection cardiaque compliquée d’asystolie, l’infarctus puisse être hémorrhagique, car dans ces circonstances la pression veineuse peut devenir positive. Mais, d'autre part, il existe des conditions locales qui nous sont mal connues : les vaso-moteurs ont-ils alors un rôle actif? c'est ce qu’il est impossible de déterminer. Enfin nous avons vu plus haut que dans un infarctus volumineux, on pou-

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