‹ Études sur la philosophie morale, au XIXe siècleChapitre 13 sur 72 · Ibid., IV, 372 et passim · texte numérisé non relu

Ibid., IV, 372 et passim

Si la politique esl chez Comte subordonnée à la morale, en revanche toute sa morale esl essentiellement et exclusivement sociale. \ ce point de \uc, celte morale, que la négation <lu droit pourrait nous faire paraître « rétrograde », nous semble, au contraire, réellement en avance sur L'état moyen des consciences. Les deux idées sont cependant en étroite connexité l'une avec l'autre. Ce que (loin te nie, nous l'avons vu, quand il repousse lidéc du droit, c'est le droit de l'individu contre la collectivité, le droit que s'arrogerait l'individu de se soustraire à la \ie sociale, à ses obligations, à sa discipline, en opposant à la société le caractère intangible de sa personne. Si, en ce sens, il ii y a pas pour 1 individu de droit absolu, le fameux « mur de la vie privée » doit tomber1. Il n'y a plus de séparation radicale entre la morale privée et la morale publique. La distinction subsiste entre la vie domestique et la vie politique, et celte distinction, Comte est loin de la méconnaître, quand il parle, par exemple, du rôle de la femme. Mais toute morale est sociale par essence. Tout individu rempli! dans la société une fonction*. La Aie scientifique, par exemple, ou la vie artistique sont des fonctions sociales qui n'ont pas leur règle en elles-mêmes, mais dans le bien de la collectivité. De même, la richesse est également une fonction sociale,

i . Pol. pos., I, 330.

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