‹ Études sur la philosophie morale, au XIXe siècleChapitre 31 sur 72 · Justice, vol. 1, p. i · texte numérisé non relu

Justice, vol. 1, p. i

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de l'homme à Dieu. « La religion antique n'est qu'une béquille pour la morale. » Quand cette béquille s'usera, se pourrira, lout L'édifice de la société s'écroulera, en dépit des tentatives des philosophes, pour renouveler la religion en L'épurant (stoïcisme).

Dans celte corruption apparaît le christianisme, qui résout la difficulté en brisant l'homme : la dignité de la personne a disparu par la chute : mais il \ a mi Dieu pur. absolument juste, <pii relève L'homme par la grâce en lui communiquant sa justice. L'expiation, dont L'Eglise a la charge, relève l'homme, mais dans une autre vie. L'homme actuel, c'esl L'égoïsme, qu'il faut mater en lui inculquant la bonté de son créateur. — Système fort, auquel la faiblesse de la solution antique a assuré une Longue vie : mai- c'esl « Le système <lc la déchéance personnelle ou du non droit1 ». La grâce, la charité gracieuse, arbitraire, se substituent à la justice . la société humaine n'est toujours pas fondée.

Dès que l'homme reprend le sentiment de soi, veut fonder quelque chose, il se soustrait par cet effort au S) stème chrétien, et alors se forme la doctrine révolutionnaire. La Révolution n a pas inventé la justice : mais elle en a eu la conscience nette. 11 faut développer son principe et montrer à 1 homme que la justice est en lui, se fonde en lui.

La justice exprime la position particulière de l'homme \is-à-\is de l'homme : position différente de sa position vis-à-vis de la nature qu'il exploite. Le droit de l'homme \ is-à-\ isde l'homme, c'esl le respect. « Sentiref affirmer la dignité humaine, d'abord dans tout ce qui nous est pro-

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