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■>{')■> |\ PHILOSOPHIE MOKAL1 \i \l\ SIÈCLE
Discenic-l-on, à I heure présente, se demande Nietzsche, des symptômes précurseurs de I avènement il une race supérieure? Il reconnaît que l'évolution de l'Europe contemporaine tend toujours encore vers le aivel-
Lemenl : et il prévoit que ce i vemenl prévaudra
longtemps encore. L'unification politique el économique du continent se réalisera sans aucun doute. ' >n peul prévoir < 1 1 h * dans un avenir rapproché il se constituera en Europe un « parti de la paix »', persécuté d'abord, bientôt puissant, <| u i interdira à ses partisans de faire la guerre el d'user des tribunaux el s'efforcera systématiquemenl de détruire parmi les hommes les passions de liai ne cl de vengeance. On ne voit pas encore où, dans cette Europe de plus en |>lu- pacifique, pourronl surgir « les barbares du vingtième siècle Nietzsche imagine que o de formidables crises socialistes » seront nécessaires pour les faire apparaître. D à présent toutefois on peut noter quelques indices montrant qu'un changement profond se prépare dans I âme européenne. Le principal est ce que Nietzsche appelle la a naturalisation » del'homme moderne8. L'Européen d'aujourd'hui se rapproche de la nature. Ce n'esl point là assurément « le retour «le la nature » que rêvait Rousseau; mais nous apprenons peu à peu à devenir « immoraux » comme la nature. Ce naturalisme apparaîl dans les mœurs de la haute société, des oisifs et des riches : on vit pour le plaisir: on regarde l'amour comme un sport où le mariage esl un obstacle et un attrail de plus : on estime en première ligne les avan-
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