‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 119 sur 513 · De Nat. rer,j III, 1057. — 2. Vie de Cicéron · texte numérisé non relu

De Nat. rer,j III, 1057. — 2. Vie de Cicéron

LA POÉSIE DIDACTIQUE

CHEZ LES ROMAINS

pour sa mémoire poétique que son Zodiaque, du reste fort dégradé par le temps, ne se soit pas perdu avec son i?n*<7one sur les routes de la Gaule, si sûres, disait plaisamment Cicéron, sous le gouvernement de César, excepté toutefois pour les tragédies*.

Les vers, meilleurs assurément, du savant Varron sur la sphère de Ptolémée, que nos anthologies ont retirés des débris de ses Satires Ménippées, appartiennent au même genre d'inspiration. Il y faut encore rapporter les princi • paux ouvrages de l'autre Varron, Varron d'Atax, l'un des poëtes qui marquent la transition des lettres latines à ce qu'on appelle le siècle d'Auguste. C'était moins un poète qu'un versificateur; il inventait peu> il traduisait beaucoup; interpres operis alieni, a dit de lui Quintilien. Au reste, si, comme l'atteste* Horace, il avait peu réussi dans la ■ satire, on estimait son Jason, imité des Argonautiques d'Apollonius de Rhodes, et l'ouvrage, où il voyageait en personne et sur la terre et dans le ciel, que les anciens désignent par les titres divers de Cosmograpkia, Chorographia. Orthographia, Varronis lier, oti encore par des noms empruntés à quelqu'une de ses parties, Varronis Eiiropa, Asia, etc. On a pensé qu'il l'avait composé d'après le grand traité d'Ératosthène, et aussi d'après le poôme intitulé Hermès, où ce même savant introduisait Mercure assistant au spectacle du monde et le décrivant. Quelques-uns des vers peu nombreux qui ont survécu k l'ouvrage de Varron d'Atax semblent se rapporter à cette imitation. Il y est de même question d'un observateur des phénomènes célestes, qui pourrait bien être Pytha<;ore, car le poète lui fait entendre cette harmonie des sphères, cette lyre des deux y comme dit Lamartine, que Pythagore avait imaginée, que lui avait empruntée Platon, et dont, au temps de notre poète, l'académicien Cicéron avait, dans sa République, enchanté en songe les oreilles de Scipion.

Il ne paraît pas, au reste, que Varron ait répandu beaucoup de clarté sur les obscurités de la cosmographie pytha-

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