Poet, IV
2. Plat.,' Alcibl, II. — 3. Clem. Alex., Strom.j I. 4. II, 212. — S. Op. et dies.
ET DS LA SATIRE LATINE
sente comme un faiiiéant qui préfère s'enrichir par d'injustes procès; quand au portrait des mauvais plaideurs il ajoute celui des mauvais juges; quand il s'élève avec rudesse contre les défauts de caractère des femmes, grand obstacle, dit-ij, à la prospérité des maisons, Hésiode aussi fait de la poésie satirique.
Si ce genre de poésie s'est montré dans 1 âge épique et didactique de l'antique poésie grecque, il n'a pas manqué non plus à sou âge lyrique.
^ Alcée, lorsqu'il attaquait Pittacus et les tyrans, était dans l'ode un satirique.
L ïambe, qui, selon les grammairiens, alternait avec Ihexamèlre, dans le Alargilès, ce dont ne déposent pas les fragments de ce poème, l'ïambe, invention d'Archi'oque' selon d'autres, Archilochumpropriorabies armavit iambo* devint pour certains lyriques une arme redoutable. Archiloque, Hipponax surtout, le manièrent avec une cruelle habileté. Ils furent les créateurs d'un genre, la poésie ïambique, qui participe de l'ode et de la satire, et qu'Horace renouvela dans ses Épodes, son début, contemporaines de ses premières satires.
A ce genre appartient le poëme contre les femmes, dans lequel Simonide d'Amorgos, comme avait déjà fait Hésiode, se montra le lointain précurseur de Juvénal et de Boileau.
A ïàge épique et didactique, à l'âge lyrique, succède chez les Grecs l'âge dramatique, oii l'esprit satirique ne manque pas encore de se produire, et même dans la tragédie.
Api es Hésiode, après Simonide, Euripide y lance à son tour, par la bouche d'Hippolyte, des traits mordants et amers contre les femmes ; ailleurs il se complaît à peindre les vices des démagogues et de la démocratie, cachant sous des noms anciens des peintures contemporaines. Il ne se refuse pas même le plaisir de critiquer, de parodier ses rivaux dans l'art de la tragédie , Eschyle