Epist. II
3. Marci Aunlii et M. C. Frontonis epislolœ, II, 5; IV, 3 Voyez, dans la traduction qu'a donnée en 1830, de ces lettres récemment retrou^^es et publiées par le cardinal Mai, feu Armand Cassan, t. I, p. K)7, 229, 231.
LES ANCIENS POETES LATINS
ouvrages; non sans donner lieu à dis doutes sur Texactitude de ces textes que leurs copistes nous ont transmis bien altérés, et même sur leur provenance, en raison de la confusion facile du nom de Névius avec ceux d'autres poètes latins, tels que Livius, Novius, Lévius et même Ennius. De là, comme aussi de la rareté et de Tinsufiisance des témoignages, des obscurités qui n'ont fait qu'exciter le zèle et aiguiser la pénétration des restaurateurs modernes du vieux poète. On me permettra de reve« nir dans un second article sur les résultats de leurs travaux et sur ce qu'y ont ajouté les recherches nouvelles de M. Berchem.
Le second en date des poètes latins était-il, ainsi que le premier, né hors de Rome? M. Berchem* aborde, après beaucoup d'autres critiques, cette question, et penche pour ceux qui ne se croient pas suffisamment autorisés à regarder Névius comme Campanien d'origine, par ce qu'a dit Aulu-Gelle*, de la superbe campanienne avec laquelle il a parlé de lui-même, ou avec laquelle on l'en a fait parler, dans cette épitaphe, en effet bien orgueilleuse :
S'il convenait à des immortels de pleurer des mortels, les divines Muses pleureraient le poëte Névius. Une fois qu'il eut passé dans le trésor de Pluton, on ne sut plus à Rome parler la langue latine.
Immortales mortales si foret fas flere, Fièrent divae Gamenae Nœvium poetam.
Itaque postquam estOrci traditus tbo^auro, Obliti sunt latina RomaB luquier lingual