Cic, de Scnect. XIV, 50. — 4. Pag
LES ANCIENS POETES LATINS
LIVIUS ANDROMCUS ET NEVIUS.
répression des attaques personnelles de Névius contre les grands, la supposition que, comme son prédécesseur Lîvius Andronicus, il a été acteur dans ses pièces? Il est bien vrai que Tite-Live, qui le dit^ de Livius Andronicus, ajoute qu'il en était ainsi de tous les autres : Ickm scilicet, id quod omncs tum erant, suorum carminum actor. Mais je vois dans le même chapitre qu'après l'introduction des pièces régulières par Livius Andronicus, la jeunesse romaine abandonna le soin de les jouer aux acteurs de profession, à ceux que, d'un mot étrusque, on appelait histrions, se réservant seulement l'antique satire^ confondue avec le genre, nouvellement emprunté aux Osques, de VatellanCy parce que sa participation à la représentation de ces ouvrages ne lui faisait pas courir le risque d'être retranchée de la tribu et de la légion. Or, en admettant que Névius, une fois quitte du service militaire, n'ait pas eu à craindie la seconde de ces exclusions, il restait toujours sous le coup de la première, et, pour prétendre qu'il n'en a pas tenu compte, il faudrait l'autorité de témoignages qui n'existent point.
C'est comme poète comique, spécialement, que Névius est rappelé , h sa date, dans la Chronique d'Eusèbe. C'est, à ce qu'il semble, comme s'élant distingué dans ce genre de comédie, imité des Grecs, que les Romains ap elaient fabula palliaîa, qu'il a une place dans la liste de Volcatius Sedigitus^, et une bien belle place. Il y est mis immédiatement yprès Cécilius et Plaute, le troisième, par conséquent, bien avant Térence, nommé seulement le sixième.
Dein Nœvius, qui fervet, pretio in tertio est. In sexto sequitur hos loco Terentius.
En quelque estime que le grammairien poète, ou plutôt versificateur, soit auprès de Pline l'Ancien, qui l'appelle illuslris inpoetica, on n'est pas forcé de s'en tenir absolument à son autorité sur des rangs que le jugement des siè-