‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 152 sur 513 · De arte poet., 94 — 5. 0. Ribbeck, ibid.j p · texte numérisé non relu

De arte poet., 94 — 5. 0. Ribbeck, ibid.j p

5. Tribacclus. Voy. 0. Ribbeck, ibid., p. 20. -— 7. IV, i, 5.

LES ANCIENS POËTES LATINS

LIVIUS ANDRONICUS ET NEVIUS

Regnard, à son affreuse crudité. Là, c'est encore le père irrité et, devant lui, Tesclave complice des débordements du fils, qu'il gourmande et qu'il menace :

Si j'apprends jamais que, pour ses amours, mon fils emprunte de l'argent, je te mettrai en lieu oii tu n'auras pas le loisir de cracher.

... Si unquam quicquam fîlium rescivero Argentum amoris causa sumpsisse mutuum, Extemplo te illo ducam ubi non despuas '.

Ce lieu redoutable, dont il parle avec un mélange de colère et de raillerie, c'est Vergaslulum, sur les supplices duquel, comme sur les autres misères de l'esclavage, s'égayait inhumainement la comédie antique. Ce grand bruit de meules tournantes et de chaînes secouées qu'on y entendait, est pour Névius, non moins que trop souvent pour Plaute, un sujet de plaisanterie dans cet autre vers :

Tantum ibi molae crepitum faciebant, tintinnabant compedes*.

Un autre complaisant des vices de la jeunesse, le parasite, et ce personnage dont il était, sur le théâtre antique, Tacolyte ordinaire, le militaire fanfaron, ne manquaient pas davantage h la troupe comique de Né\ius. Térence ne nous l'aurait pas dit, que nous pourrions encore le conclure de plus d'un de ces précieux débris.

Ce dont surtout ils portent témoignage, c'est, on Ta pu voir par les citations qui précèdent, de la précision élégante, de la vivacité spirituelle, auxquelles, si peu de temps après Livius Andronicus, Névius avait amené le style de la comédie; j'ajouterai, d'après Fronton, dont j'ai déjà rapporté les paroles^, de cet emploi inattendu des mots qui leur prêtait une valeur nouvelle et piquante, et devait, par la surprise, provoquer les éclats de la gaieté. J'en trouve un exemple, fort agréable, à mon sens, dans ce dialogue :

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