‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 167 sur 513 · Hist. rom.j I. —4. Non. vv. Perconto, Linquo · texte numérisé non relu

Hist. rom.j I. —4. Non. vv. Perconto, Linquo

LES ANCIENS POETES LATINS

LIVIUS ANDRONICUS ET NÉVIUS

dans quelle mesure, les antiquités fabuleuses de Rome et de Garthûge, Névius avait rattaché, plus ou moins étroitement, les souvenirs voisins, présents, personnels même au poète, de la lutte des deux puissances rivales dans la première guerre punique ; les réalités tout historiques de cette longue guerre qui dura environ vingt-quatre ans, de Tan 490 de Rome à 514; qui occupa tant de consuls, de préteurs, de dictateurs, et parmi eux Régulus; tant de généraux Carthaginois, y compris le père d'Annibal, le grand Hamilcar; dont le théâtre fut si divers, en Sicile, en Sardaigne, en Corse, en Afrique, sur mer principalement; dont le résultat, après les plus grandes vicissitudes, fut de faire de Rome une puissance maritime, de lui donner la Sicile, avec la Sardaigne et la Corse, de détruire au nord de la Méditerranée la puissance de Carthage, de la confiner en Afrique et en Espagne, où bientôt on irait la chercher.

Comment cette riche, cette trop riche matière était-elle distribuée dans les sept livres entre lesquels fut partagé le poème de Névius par un de ces grammairiens qui, de bonne heure, l'éditèrent, le commentèrent*, par Octavius Lampadion ^ ? Il y a là-dessus plusieurs systèmes, ceux surtout qu'ont savamment, ingénieusement exposés, en 1835, à la suite de son édition des Annales d'Ennius, M. Spangelberg; en 1 843, dans sa monographie surNévius, M. Klussmann; enfin, en 1861, Tauteur de cette dissertation, objet présent et principal de notre attention, M. Berchem. Il serait bien long et bien minutieux de discuter en détail ces systèmes, mais peut-être serait-ce aussi de peu d'utilité. Aucun n'est sans vraisemblance, mais aucun non plus n'offre de certitude, tant sont rares, brefs, altérés, peu significatifs par eux-mêmes, peu expliqués par les indications ou insuffisantes ou même trompeuses qui les accompagnent, la plupart des fragments sur lesquels on raisonne. C'est le sentiment de M. Vahlen, qui, en l'année 1854, où a paru son utile et excellent recueil des fragments d'Ennius', a publié, dans la

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