‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 17 sur 513 · Hûf., Epist.j If, I, 187. — 2. Virg., Gcorj., II · texte numérisé non relu

Hûf., Epist.j If, I, 187. — 2. Virg., Gcorj., II

LA POÉSIE LATIiNE

éclectique de plusieurs dans une seule composition. Téreuce est en cela tout à fait conforme à Attius.

Les mœurs que peignait celte comédie, étaient, comme les pièces elles-mêmes, empruntées à la Grèce, toujours par des raisons d'ordre public et de police, ranisencure par une raison d'art, comme l'on dit aujourd'hui. Venues de si loin, elles paraissaient, grâce à la distance et au voyage, plus poétiques. Ainsi Téloignement merveilleux des fables mythologiques les avait fait prévaloir sur Thistoire trop récente du pays dans la tragédie.

Toutefois «es mœurs grecques n'étaient pas si exclusivement grecques qu'elles ne fussent en même temps un peu romaines; quelque différence qu'il y eût entre la Grèce it Rome, le fond de l'ordre social était à peu près le même pour Tune et pour l'autre : la séparation absolue de la vie politique et civile et de la vie privée, IVtat d'infériorité, de dépendance, de séquestration des femmes, les ennuis du foyer domestique qui en étaient la suite, les distractions illégitimes que le vice allait chercher au dehors près d'une prostitution effrontée, Tassisiance que lui prêtait dans ses désordres l'esclavage, et que \ ar esprit de représailles il lui faisait payer si cher, ces plaies de la civilisation antique que le christianisme est venu guérir, ce sujet si proiondément triste d'une comédie si gaie en apparence, tout cela n'était pas plus grec qua romain. Ajoutez que les comiques latins oublient à tout instant, et volontairement, qu'ils portent le pcilUum : le titre de la pièce, le nom des personnages, sont grecs comme aussi l'action; mais les détails des mœurs et du langage sont bien souvent romains. Cette comédie s'approche même avec quelque liberté de ces limites où commence la satire politique et que Névius n'avait point passées impunément; elle pourrait quelquefois dire à des spectateurs si ombrageux qui cependant ne se déhent point d'elle, et rient de ses saillies :

Quid rides? Mutato nomine, de le Fabula narratur '.

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