‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 170 sur 513 · Vojcz les jugements rapportés par M. Berchem, p · texte numérisé non relu

Vojcz les jugements rapportés par M. Berchem, p

LES ANCIENS POETES LATINS

LIVIUS ANDRONICUS ET NEVIUS

pourraient appartenir à la prose contemporaine de Fabius Pictor: tels sont ceux-ci, par lesquels sont marqués le commencement et la fin de la guerre, ainsi que quelques époques intermédiaires :

Marcus Valerius consul partem exerciti In expeditionem ducit.

Transit Melitam Romanus, insulam integram omuem Urit, popula^ur, vastat, rem hostium concinnat.

Septimum decimum annum ilico sedent.

Id quoque paciscunt mœnia sint Lutatium quaB Réconcilient; captives plurimos idem Sicilienses paciscit, obsides ut reddant*.

Il y en a d'autres oii ce prosaïsme s'anime du sentiment des grandes choses qui y sont rappelées, et devient éloquent :

Ils aiment mieux périr en ces lieux mômes que revenir avec honte près de leurs concitoyens.

Seseque ei perire mavolunt ibidem,

Quam cum stupro rebitere ad suos populares*.

C'est encore là un de ces passages qui se prêtent à la diversité des conjectures. De qui est-il question? Est-ce, comme le veut M. Spangelberg'^, des compagnons de Régulus, prisonniers à Garthage, et acceptant d'avance l'esclavage, avant que Régulus le propose pour eux au Sénat? Est-ce, comme l'entend M Klussmann*, d'A. Altilius Galatinus et de son armée enfermés dans un défilé en Sicile ? Est-ce enfin, selon l'explication de M. Berchem ', des soldats de Régulus qui répondent dans une circonstance critique aux exhortations de leur général? Au même éloge, et aussi aux mêmes doutes donne lieu un autre passage qui faisait

1. Vahlen, ihid.j p. 14, 15, IG. 17; Berchem, ihid.y p. 24 sqq.

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