‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 171 sur 513 · Vahlen. tM(i , p. 14. —3. P. 201. --4. P. 62. —5. P. 3K · texte numérisé non relu

Vahlen. tM(i , p. 14. —3. P. 201. --4. P. 62. —5. P. 3K

partie, on le sait, du troisième livre, comme le précédent, et qui, en outre, s'en rapproche par le sens :

Les abandonner, eux les plus braves des hommes, ce serait un grand déshonneur pour le peuple romain aux yeux des nations.

Sin illos deserant fortissumos virorum, Magnum stuprum populo fieri per gentes *.

Gela est simple, austère, énergique ; mais qui parle ainsi ? On ne le sait. Faut- il y voir, avec M. Berchem ^, une exhortation de Régulus à son armée; avec M. Spangelberg ^, une réponse faite à Régulus dans le sinat : enfin, avec M. Klussmann *, le discours de cet héroïque tribun^, qui sauva le consul Attilius Galatinus et son armée, en attirant sur luimême et la vaillante troupe volontairement associée à son dévouement tout l'eflbrt des ennemis? Si Névius Tavait célébré, comme on le conjecture, Gaton, qui, dans ses Origines, Ta comparé à Léonidas, n'était pas tout à fait autorisé à se plaindre que le héros romain, moins heureux que le grec, n'eût obtenu de la reconnaissance de sa patrie ni monuments, ni éloges.

Les vers de la Guerre pu7nque de Névius si voisins, même les meilieurs, du langage de la prose, d'une prose devenue en peu de temps archaïque, et écrits dans l'ancien mètre saturnien, étaient déjà surannés quand Ennics, arrivé au septième livre de ses Annales, et ayant à recommencer les lécits du vieux poëte, disait avec un dédain contre lequel a réclamé Gicéron ^ :

D'autres ont écrit là-dessus de ces vers que chantaient au-

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