‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 191 sur 513 · Inst, oral. YI, ui · texte numérisé non relu

Inst, oral. YI, ui

pliqua par ce vers du si^ème livre des Annales, vers sonore, majestueux, où se rencontre un peu de cet or que dérobait Virgile au vieux poète :

Qui pourrait dérouler le grand tableau de cette guerre? Quis potis ingentes oras evolvere belli'?

Cicéron cite d'ordinaire avec plus de gravité Ennius qu'il appelle un grand poète épique, summum poetam epicum » Ainsi, argumentant^ contre la possibilité d'attribuer lâ création au hasard et disant que les lettres de l'alphabet jetées à terre confusément n'y tomberaient pas arrangées dans un ordre tel qu'il en résultât un ouvrage suivi il ne prend pas pour exemple l'Iliade d'Homère, comme' Fénelon, qui, dans le Traité de l'existence de Dieu a reproduit cet argument; il choisit l'œuvre de l'Homère laiin, les Annales d'Ennius. Ailleurs ^ voulant expliquer la force de 1 institution romaine aux beaux siècles de la république il allègue un vers du même poème qui, par sa précision et' sa vente, lui semble un oracle émané du sanctuaire, tanquam ex oraculo quodam effatus ;

Ronïe'lubsiste! °''^"'' ^''^'^"''' ^^' ''' ^''''^' ^^"'"^^^ î"«

Moribus antiquis res stat romana virisque».

1. C'est ainsi que ce vers est rapporté par Macrobe, Sat VI i miî le rapproche de cet autre vers qu'en a tifé Vir^^.le An IX M-Vt mecum vigentes oras evoîvite belli. Au lieu d'oral, Ouintilien Pt 1

- — .„ ^„„.^ .. . ^v.^v, ,.iaoT.i, au uuujiiiencement. Jl est d'aillpn naturel que Cneron feign.nt de se croire interpellé sur le Vl" wre des Annales, en ait de préférence cité les premiers vers

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