Georg.jU
turé, celui de la guerre des Cimbres; Furius Bibaculus, Yarron d'Atax, Q. Gicéron, aidé par son frère, et d'autres encore, des épisodes de la guerre des Gaules que la fortune de Gésar avait mis à la mode parmi les pcëies de ce temps; Gicéron, qui n'admirait que lui ou ce qui se rapportait à lui, les exploits de son compatriote Marius, les actes de son propre consulat et les douleurs de son exil. Je ne parle pas des Annales si méprisées par Gatulle*, oii le méchant pcële qu'il désigne par le pseudonyme transparent de Volusius* avait si malencontreusement parodié le vieil Ennius. Tandis qu'on veisifiait ainsi Thisloire, faute de savoir encore l'écrire en prose, on ne négligeait point la mythologie. Varron d'Alax, dont nous rencontrons partout, sinon les ouvrages, du moins le nom, traduisait en vers, sous le titre de Jcson, avec assez de succès, les Argonautiques d'Apollonius de Rhodes. Mattius, l'auteur de mimes, traduisait mieux que cela T Iliade, et donnait ainsi un pendant à cette vieille Odyssée de Livius Andronicus qu'on lisait encore malgré son expression surannée, que, du temps d'Horace qui nous le dit, Orbilius dictait encore à ses écoliers. Un ami de Gatulle, Helvius Ginna, consacrait neuf années de sa vie à polir, c'est-à-dire à gâter, à rendre sèche, froide, obscure, sa petite épopée de Sinyma^ le même personnage mythologique qui nous est plus connu £Ous le nom de Myrrha : par ce labeur extraordinaire, mais si peu encourageant, il donnait lieu au conseil proverbial qu'Horace a répété dans son nonum premalw iu annum. Plus heureux que son ami, Gatulle, par qui il faut encore finir, donnait dans ses Noces de Tliétis et de Pelée un modèle achevé de style épique ; il y prêtait à la douleur d'Ariane une expression pathétique et élégante, que Virgile pouvait bien imiter, mais non pas peut-être surpasser.
Voilà fort en abrégé, autant qu'il est possible de l'exposer dans une sorte de progiamme et de table des matière?,